Celui qui sauvera son peuple de ses péchés

Le péché le plus fondamental d’Israël, le peuple de Dieu, était d’avoir abandonné Dieu pour servir d’autres dieux, alors même que Dieu était devenu leur Dieu.

Dieu déclara à Israël :

« Ta méchanceté te châtiera, et ton infidélité te punira, tu sauras et tu verras que c’est une chose mauvaise et amère d’abandonner l’Éternel, ton Dieu, et de n’avoir de moi aucune crainte, dit le Seigneur, l’Éternel des armées » (Jérémie 2:19).

Cependant, les Israélites ne reconnaissaient pas les péchés qu’ils avaient commis.

Au contraire, ils demandaient :

« Quelle est notre iniquité ? Quel est notre péché, que nous avons commis contre l’Éternel, notre Dieu ? » (Jérémie 16:10).

Dieu leur expliqua alors clairement en quoi consistait leur péché :

« Vos pères m’ont abandonné, dit l’Éternel, ils sont allés après d’autres dieux, ils les ont servis et se sont prosternés devant eux ; ils m’ont abandonné, et n’ont point observé ma loi » (Jérémie 16:11).

Le fait qu’Israël servait d’autres dieux était une preuve évidente qu’il avait abandonné Dieu.

Pourtant, les Israélites ne pensaient pas avoir abandonné Dieu, car ils estimaient lui offrir des sacrifices et observer sa loi.

Dieu déclara à ce peuple :

« Quand ce peuple s’approche de moi, il m’honore de la bouche et des lèvres ; mais son cœur est éloigné de moi, et la crainte qu’il a de moi n’est qu’un précepte de tradition humaine » (Ésaïe 29:13).

Le problème d’Israël n’était donc pas qu’il ne servait pas Dieu, mais qu’il pensait le servir alors que son cœur s’était éloigné de lui.

Le nom de Jésus exprime cette volonté de salut de Dieu.

« Elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus ; c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés » (Matthieu 1:21).

Jésus est venu sur cette terre afin que les Israélites, qui avaient abandonné Dieu, prennent conscience de leurs péchés, reviennent à lui et deviennent un peuple appartenant à Dieu, vivant selon sa volonté.

Cependant, le salut de Dieu ne se limite pas à Israël.

La Bible déclare :

« Ou bien Dieu est-il seulement le Dieu des Juifs ? Ne l’est-il pas aussi des païens ? Oui, il l’est aussi des païens » (Romains 3:29).

Dieu n’est pas seulement le Dieu d’Israël, mais il est aussi notre Dieu.

Par conséquent, Jésus est celui qui sauve non seulement Israël, mais aussi chacun de nous de ses péchés.

À travers les péchés d’Israël, la Bible nous montre que nous étions nous aussi dans la même condition de péché.

« Vous marchiez autrefois selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air […] Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres » (Éphésiens 2:2–3).

La Bible déclare :

« La cupidité, qui est une idolâtrie » (Colossiens 3:5).

De même qu’Israël avait abandonné Dieu pour servir d’autres dieux, nous aussi, nous avons aimé d’autres choses plus que Dieu et avons servi des idoles dans notre cœur.

Le but de la venue de Jésus sur cette terre ne se limite pas simplement au pardon de nos péchés.

Il est venu pour nous purifier de la puissance du péché, faire de nous un peuple qui appartient à Dieu et nous amener à pratiquer les bonnes œuvres qui lui sont agréables.

C’est pourquoi la Bible déclare :

« Qui s’est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité, et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les bonnes œuvres » (Tite 2:14).

Ainsi, lorsque nous disons que Jésus nous sauve de nos péchés, cela ne signifie pas uniquement qu’il nous accorde le pardon.

Cela signifie que, grâce au pardon de nos péchés, nous qui étions éloignés de Dieu retrouvons une relation avec lui et devenons son peuple pour le servir.

Zacharie, rempli du Saint-Esprit, prophétisa en ces termes :

« Afin de nous permettre, après que nous serions délivrés de la main de nos ennemis, de le servir sans crainte, en marchant devant lui dans la sainteté et dans la justice tous les jours de notre vie » (Luc 1:74–75).

Le but du salut accompli par Jésus est de nous délivrer de l’esclavage du péché pour faire de nous des serviteurs de Dieu.

C’est pourquoi la Bible déclare :

« Ainsi donc, Christ ayant souffert dans la chair, vous aussi armez-vous de la même pensée. Car celui qui a souffert dans la chair en a fini avec le péché, afin de vivre, non plus selon les convoitises des hommes, mais selon la volonté de Dieu, pendant le temps qui lui reste à vivre dans la chair. C’est assez, en effet, d’avoir dans le temps passé accompli la volonté des païens, en marchant dans la dissolution, les convoitises, l’ivrognerie, les excès du manger et du boire, et les idolâtries criminelles » (1 Pierre 4:1–3).

Par conséquent, lorsque la Bible déclare que Jésus sauvera son peuple de ses péchés, cela signifie qu’une personne qui avait abandonné Dieu pour vivre selon sa propre volonté reçoit le pardon de ses péchés, revient à Dieu, lui appartient de nouveau et devient véritablement membre de son peuple, vivant désormais selon sa volonté.

Le souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek

La Bible déclare au sujet de Melchisédek :

« En effet, ce Melchisédek, roi de Salem, sacrificateur du Dieu Très-Haut, — qui alla au-devant d’Abraham lorsqu’il revenait de la défaite des rois, qui le bénit, et à qui Abraham donna la dîme de tout, — qui est d’abord roi de justice, d’après la signification de son nom, ensuite roi de Salem, c’est-à-dire roi de paix, — qui est sans père, sans mère, sans généalogie, qui n’a ni commencement de jours ni fin de vie, — mais qui est rendu semblable au Fils de Dieu, — ce Melchisédek demeure sacrificateur à perpétuité. Considérez combien est grand celui auquel le patriarche Abraham donna la dîme du butin » (Hébreux 7:1–4).

Certains comprennent Melchisédek comme un simple personnage humain, mais cette interprétation s’accorde difficilement avec les expressions employées dans ce passage.

La Bible déclare que Melchisédek est sans père, sans mère, sans généalogie, sans commencement de jours ni fin de vie.

Ces caractéristiques expriment une éternité qui n’appartient qu’à Dieu.

Certaines personnes considèrent Melchisédek comme un être distinct de Dieu parce qu’il est appelé « sacrificateur du Dieu Très-Haut ».

Cependant, lorsque nous considérons que Jésus est devenu à la fois le sacrifice d’expiation et le souverain sacrificateur, il n’y a rien d’étrange à ce que Dieu soit lui-même sacrificateur de Dieu.

Le sanctuaire terrestre est une figure et une ombre du sanctuaire céleste. Par conséquent, le souverain sacrificateur terrestre préfigure le véritable souverain sacrificateur du sanctuaire céleste.

Sous la loi de l’Ancien Testament, seuls Aaron et ses descendants pouvaient exercer la fonction de souverain sacrificateur.

De même, si Jésus, le Fils, est devenu souverain sacrificateur éternel, nous pouvons également considérer que Dieu le Père a agi en tant que souverain sacrificateur, étant à l’origine de cette œuvre de rédemption.

De même que le souverain sacrificateur de l’Ancien Testament transférait tous les péchés d’Israël sur la victime expiatoire le jour des expiations, Dieu a fait porter tous nos péchés à Jésus, qui est le sacrifice d’expiation.

La Bible déclare :

« Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie ; et l’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous » (Ésaïe 53:6).

La Bible déclare également :

« Voici, mes souffrances mêmes sont devenues mon salut ; tu as pris plaisir à retirer mon âme de la fosse du néant, car tu as jeté derrière toi tous mes péchés » (Ésaïe 38:17).

Dieu a fait porter à Jésus tous nos péchés, et Jésus, en portant ces péchés, a versé son sang et est mort sur la croix, accomplissant ainsi une expiation éternelle.

Après cela, Dieu a fait à Jésus ce serment :

« L’Éternel l’a juré, et il ne s’en repentira point : Tu es sacrificateur pour toujours, à la manière de Melchisédek » (Psaume 110:4).

Jésus a non seulement accompli une expiation éternelle en devenant le sacrifice d’expiation, mais il est également devenu le souverain sacrificateur éternel selon l’ordre de Melchisédek et est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire céleste.

Aujourd’hui encore, il est notre avocat devant Dieu.

La Bible déclare :

« Mes petits enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste. Il est lui-même une victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier » (1 Jean 2:1–2).

Le péché et la repentance

Il existe deux mots principaux utilisés pour exprimer l’idée de « commettre un péché ». Le premier est ḥāṭāʾ (חָטָא), et le second est hamartia (ἁμαρτία). Ḥāṭāʾ est un mot hébreu de l’Ancien Testament, tandis que hamartia est un mot grec du Nouveau Testament. Ces deux mots ont à l’origine le sens de « manquer le but » ou de « ne pas atteindre la cible ». Sur le plan spirituel, ils désignent le fait de s’écarter de la norme et du dessein de Dieu.

Si nous considérons le péché comme « une flèche qui manque sa cible », nous pouvons en comprendre plus précisément le sens selon ce que nous plaçons au centre de cette cible. En effet, la Bible présente le péché sous différents aspects.

Plaçons d’abord la loi de Dieu au centre de la cible. Transgresser la loi, c’est manquer la cible, et c’est donc commettre un péché. C’est pourquoi la Bible déclare :

« Quiconque pèche transgresse la loi, et le péché est la transgression de la loi » (1 Jean 3:4).

La « transgression de la loi » dont il est question ici signifie agir contre la loi de Dieu et contre sa volonté.

Plaçons maintenant Jésus-Christ au centre de la cible. Dieu a demandé aux hommes de croire en Jésus. Ne pas croire en lui constitue donc un péché. La Bible déclare :

« En ce qui concerne le péché, parce qu’ils ne croient pas en moi » (Jean 16:9).

Si nous plaçons également la Parole de Dieu au centre de la cible, nous pouvons comprendre que ne pas agir selon la Parole de Dieu avec foi constitue aussi un péché. La Bible déclare :

« Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché » (Romains 14:23).

Ainsi, la Bible explique le péché sous plusieurs aspects. Lorsque nous comprenons ces distinctions, nous pouvons également discerner clairement ce qu’est la véritable repentance qui plaît à Dieu. Se repentir, c’est changer de direction afin que la flèche qui s’était écartée soit de nouveau orientée exactement vers sa cible.

Le péché que Jésus a porté sur la croix concerne le châtiment dû à la transgression de la loi. Par conséquent, se repentir continuellement pour obtenir le pardon de ce péché revient à ne pas faire pleinement confiance à l’expiation parfaite accomplie sur la croix.

Cependant, il existe un péché dont chaque personne doit impérativement se repentir une fois dans sa vie : celui de ne pas croire en Jésus. Cette repentance consiste à se détourner de l’incrédulité pour croire en lui. Si une personne ne se repent pas de ce péché, elle connaîtra la perdition éternelle.

Il existe également un péché dont il faut se repentir même après avoir cru en Jésus et reçu le salut. Il s’agit de ne pas mettre en pratique la Parole de Dieu par la foi. Cette question est distincte du péché qui consiste à transgresser la loi. Chaque fois qu’un croyant sauvé s’éloigne de la Parole pour vivre selon ses propres pensées et selon la chair, il doit revenir à Dieu.

En résumé, si une personne continue à se condamner et à se repentir pour les péchés commis contre la loi, elle commet en réalité le péché de ne pas croire en Jésus, qui a porté à notre place, sur la croix, toute la malédiction due à la transgression de la loi.

Le péché pour lequel une personne sera jugée devant Dieu après sa mort est précisément celui-là : le péché de ne pas croire en Jésus.

C’est pourquoi même la personne la plus mauvaise peut entrer dans le royaume des cieux si elle croit en Jésus. En effet, elle ne commet plus le péché que Dieu juge, c’est-à-dire le péché de ne pas croire en Jésus.

Cela ne signifie toutefois pas que celui qui a cru en Jésus et reçu le salut n’ait plus jamais besoin de se repentir.

Le chrétien sauvé doit toujours se repentir, non des péchés commis contre la loi, mais du fait de ne pas agir selon la Parole de Dieu par la foi.

Lorsqu’une personne sauvée agit selon ses propres pensées ou selon la chair plutôt que selon la Parole de Dieu, son salut n’est pas annulé et elle ne tombe pas dans la perdition éternelle. Cependant, elle en subit les souffrances.

C’est pourquoi l’apôtre Paul a dit à l’Église :

« Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent » (Philippiens 2:12).

La foi et les œuvres

Les actions d’une personne sont influencées par son cœur. C’est comme la manière dont une voiture roule selon la personne qui la conduit. Une même voiture roule de façon stable lorsqu’elle est conduite par une personne au tempérament calme, mais elle peut être conduite dangereusement par une personne impatiente. Ainsi, en observant la manière dont une voiture roule, nous pouvons dans une certaine mesure deviner le caractère de son conducteur. De même, les paroles et les actions d’une personne nous permettent de connaître les dispositions de son cœur.

Dieu a créé l’homme à son image. Le premier homme était donc sans péché. Son cœur était pur et il menait une vie agréable à Dieu. Cependant, séduit par le diable, il commit le péché. En conséquence, son cœur fut souillé et il se mit à commettre toutes sortes de mauvaises actions. C’est pourquoi Jésus a dit :

« Car c’est du dedans, c’est du cœur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les impudicités, les meurtres, les vols, les cupidités, les méchancetés, la fraude, le dérèglement, le regard envieux, la calomnie, l’orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans, et souillent l’homme » (Marc 7:21–23).

De l’homme qui a abandonné Dieu et qui appartient au diable ne sort que le péché. Par conséquent, l’homme était par nature un être soumis à la colère de Dieu. C’est pourquoi l’apôtre Paul a déclaré :

« Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres » (Éphésiens 2:3).

Dieu devait donner un cœur nouveau à de tels hommes. Il a sauvé ceux qui croient en Jésus-Christ et leur a donné un cœur nouveau ainsi que le Saint-Esprit. La Bible déclare :

« Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai mon esprit en vous, et je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances, et que vous observiez et pratiquiez mes lois » (Ézéchiel 36:26–27).

Zachée est un bon exemple de cette transformation. Avant de rencontrer Jésus, il menait une vie de péché en tant que publicain. Mais après avoir reçu Jésus, il déclara :

« Voici, Seigneur, je donne aux pauvres la moitié de mes biens, et, si j’ai fait tort de quelque chose à quelqu’un, je lui rends le quadruple » (Luc 19:8).

En entendant ses paroles, Jésus déclara :

« Le salut est entré aujourd’hui dans cette maison, parce que celui-ci est aussi un fils d’Abraham. Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu » (Luc 19:9–10).

Si Jésus déclara que Zachée avait reçu le salut, ce n’était pas simplement parce que celui-ci avait décidé de mener désormais une vie vertueuse. C’était parce qu’il voyait qu’un cœur nouveau agissait dans sa vie.

Ainsi, lorsqu’une personne croit en Jésus et reçoit le salut, Dieu lui donne un cœur nouveau, et elle commence à mener une vie différente de celle qu’elle menait auparavant. C’est comme un oiseau qui vit naturellement comme un oiseau sans faire d’efforts pour cela, ou un porc qui vit comme un porc sans chercher à le devenir.

Il en est de même de l’amour des parents pour leurs enfants. Les parents n’ont pas besoin de faire des efforts pour aimer leurs enfants. Ils les aiment naturellement parce qu’ils portent en eux un cœur qui les aime.

Lorsque Salomon dut juger deux femmes qui prétendaient chacune être la mère d’un même enfant, il ordonna que l’enfant soit partagé en deux. Il savait que la véritable mère, poussée par son amour pour son enfant, chercherait à lui sauver la vie, même au prix de renoncer à ses propres droits.

De même que les actions d’une personne nous permettent de connaître son cœur, ses œuvres nous permettent également de reconnaître sa foi.

Comme le déclare la Bible :

« Comme le corps sans âme est mort, de même la foi sans les œuvres est morte » (Jacques 2:26).

En effet, la foi et les œuvres sont liées et agissent ensemble.

Lorsque Dieu demanda à Abraham d’offrir son fils Isaac en holocauste, Abraham put obéir parce qu’il croyait que Dieu, qui avait déclaré : « En Isaac sera nommée pour toi une postérité » (Hébreux 11:18), était capable de ressusciter Isaac d’entre les morts.

Il en fut de même pour Rahab, la prostituée.

Elle cacha parmi les tiges de lin, sur son toit, les deux espions israélites venus explorer Jéricho, détourna leurs poursuivants et les fit échapper de la ville par la fenêtre au moyen d’une corde rouge.

Si elle agit ainsi, ce n’était pas parce qu’elle avait vu de ses propres yeux l’issue de la guerre, mais parce qu’elle croyait que Dieu avait déjà donné ce pays à Israël.

Elle déclara aux espions :

« Je sais que l’Éternel vous a donné ce pays […] car c’est l’Éternel, votre Dieu, qui est Dieu en haut dans les cieux et en bas sur la terre » (Josué 2:9–11).

Ainsi, même si le cœur d’une personne peut être caché, il finit par se révéler à travers ses paroles et ses actions.

Il en est de même de la foi. La foi d’une personne porte nécessairement du fruit dans sa vie.

C’est pourquoi Jésus a dit :

« Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits » (Matthieu 7:16–17).

L’apôtre Paul a également exhorté les croyants en ces termes :

« Examinez-vous vous-mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes » (2 Corinthiens 13:5).

L’homme vit selon ce qu’il croit dans son cœur, et cette foi se manifeste nécessairement par les fruits de sa vie.

Par conséquent, si une personne veut savoir si sa foi est véritable, elle doit examiner les fruits qu’elle porte.

Car les œuvres sont la preuve de sa foi.

La loi de la mort et la loi de la vie

Ce n’est pas l’acte, mais la loi

Quel que soit le mal qu’une personne ait commis, s’il n’existe aucune loi qui condamne son acte, elle ne subira aucune sanction.

En revanche, même si une personne considère son acte comme parfaitement juste, elle devient coupable devant une loi qui le condamne.

En fin de compte, ce n’est pas l’acte lui-même qui fait d’une personne un coupable, mais la loi.

Daniel était un homme qui priait Dieu trois fois par jour.

Il avait obtenu une position élevée grâce à la faveur du roi Darius, mais il suscitait la jalousie des autres.

Ceux qui le jalousaient cherchèrent un motif pour l’accuser, mais ils ne trouvèrent contre lui aucun motif d’accusation ni aucune faute.

Ils proposèrent alors au roi d’établir une loi selon laquelle, pendant trente jours, quiconque adresserait une prière à un dieu ou à un homme autre que le roi serait jeté dans la fosse aux lions.

Le roi accepta cette proposition.

Bien que Daniel fût au courant de cette loi, il monta dans la chambre haute de sa maison, ouvrit les fenêtres qui donnaient vers Jérusalem et, comme il le faisait auparavant, se mit à genoux trois fois par jour pour prier et rendre grâces à Dieu.

Il fut ainsi découvert par ces hommes et condamné à être jeté dans la fosse aux lions.

Bien que Daniel fût un homme fidèle devant Dieu, il devint coupable devant la loi qui le condamnait.

De même, ce n’est pas l’acte de l’homme, mais la loi qui fait de lui un coupable.

À Las Vegas, aux États-Unis, les jeux d’argent ne constituent pas une infraction parce qu’ils n’y sont pas interdits par la loi.

Cependant, si une personne pratique exactement les mêmes jeux d’argent dans un endroit où la loi les interdit, elle commet une infraction et encourt une sanction.

C’est pourquoi la Bible déclare :

« Car sans loi le péché est mort » (Romains 7:8).

Là où il n’y a pas de loi, il n’y a pas non plus de péché.

Les deux décrets du roi

Toutes les lois ne condamnent pas les hommes.

Certaines lois condamnent les hommes, tandis que d’autres les libèrent au contraire de la condamnation qu’ils ont reçue.

Assuérus, roi de Perse, régnait sur cent vingt-sept provinces, et son épouse était Esther.

Le roi Assuérus avait élevé son serviteur Haman à une haute dignité, le plaçant au-dessus de tous les princes qui étaient auprès de lui, et avait ordonné que l’on fléchisse le genou et que l’on se prosterne devant lui.

Cependant, alors que tous se prosternaient devant Haman, Mardochée, parce qu’il était Juif, refusait de fléchir le genou et de se prosterner devant lui.

En voyant cela, Haman fut rempli de colère.

Il estima qu’il ne suffisait pas de faire mourir Mardochée seul et décida d’exterminer tous les Juifs du royaume, puisqu’ils appartenaient au même peuple que Mardochée.

Haman se présenta devant le roi et lui demanda l’autorisation d’exterminer les Juifs, affirmant qu’ils n’observaient pas les lois du roi et qu’ils persistaient à suivre leurs propres lois.

Le roi lui accorda cette autorisation.

Haman donna alors l’ordre de tuer, de massacrer et d’exterminer tous les Juifs en un seul jour, le treizième jour du douzième mois, et de piller leurs biens.

Il fit envoyer des lettres contenant ce décret par des courriers afin qu’il soit connu dans tout le royaume.

Lorsque l’ordre et le décret publiés au nom du roi parvinrent dans les différentes provinces, les Juifs furent plongés dans un grand deuil.

Ils jeûnèrent, pleurèrent et poussèrent des lamentations. Beaucoup se couchèrent sur la cendre, revêtus de sacs.

La reine Esther était juive et cousine de Mardochée.

Mardochée lui demanda d’aller trouver le roi et de le supplier en faveur de son peuple.

Esther savait que quiconque entrait dans la cour intérieure du palais pour se présenter devant le roi sans avoir été appelé devait être mis à mort.

Pourtant, elle décida d’enfreindre cette règle et de se présenter devant le roi, résolue à mourir s’il le fallait.

Lorsque le roi vit Esther, il la trouva si aimable qu’il lui tendit son sceptre d’or pour l’accueillir et lui promit d’exaucer sa demande.

Esther demanda alors au roi de sauver sa vie et celle de son peuple, qui étaient menacées de mort.

Lorsque le roi apprit que Haman était l’auteur de tout ce complot, il le fit pendre au bois.

Le roi Assuérus autorisa ensuite Mardochée à rédiger, au nom du roi, un décret destiné à sauver les Juifs.

Ce décret permettait aux Juifs de chaque ville de se rassembler, le treizième jour du douzième mois, pour défendre leur vie, tuer, massacrer et exterminer ceux qui chercheraient à les attaquer, ainsi que leurs femmes et leurs enfants, et piller leurs biens.

Lorsque les courriers, montés sur les chevaux rapides du service royal, publièrent le décret dans tout le royaume, les Juifs furent remplis de joie et d’allégresse.

Ils organisèrent des festins et firent de ce jour un jour de fête.

Le premier décret du roi, qui ordonnait l’extermination des Juifs, les avait placés sous la puissance de la mort.

Si le second décret, qui leur permettait de vivre, n’avait pas été publié, ils n’auraient eu aucun moyen d’échapper à la mort.

Cependant, grâce au second décret, ils furent délivrés de la mort et reçurent la vie.

C’était la loi du roi qui les avait enfermés sous la puissance de la mort, et c’était également la loi du roi qui leur avait permis de recevoir la vie.

Toutes les paroles de Dieu sont des lois

Les hommes considèrent généralement les commandements que Moïse reçut de Dieu sur le mont Sinaï, les commandements qui disent « tu feras » et « tu ne feras pas », comme étant la loi de Dieu.

Cependant, ils ne comprennent pas toujours que la Parole de Dieu elle-même est la loi de Dieu.

La Bible déclare :

« Dites-moi, vous qui voulez être sous la loi, n’entendez-vous point la loi ? Car il est écrit qu’Abraham eut deux fils, un de la femme esclave, et un de la femme libre. Mais celui de l’esclave naquit selon la chair, et celui de la femme libre naquit en vertu de la promesse. Ces choses sont allégoriques ; car ces femmes sont deux alliances. L’une du mont Sinaï, enfantant pour la servitude, c’est Agar » (Galates 4:21–24).

Ce passage nous montre que les paroles mêmes de la Genèse font partie de la loi.

Jésus a également déclaré :

« Puis il leur dit : C’est là ce que je vous disais lorsque j’étais encore avec vous, qu’il fallait que s’accomplît tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes, et dans les psaumes » (Luc 24:44).

Jésus a ainsi divisé les Écritures de l’Ancien Testament en trois parties : « la loi de Moïse, les prophètes et les psaumes ».

La loi de Moïse désigne ici les cinq livres écrits par Moïse, communément appelés le Pentateuque : la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome.

Nous pouvons donc comprendre que ces cinq livres constituent la loi.

De plus, la Bible déclare :

« C’est ce que le Saint-Esprit nous atteste aussi ; car, après avoir dit : Voici l’alliance que je ferai avec eux, après ces jours-là, dit le Seigneur : Je mettrai mes lois dans leurs cœurs, et je les écrirai dans leur esprit, il ajoute : Et je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités » (Hébreux 10:15–17).

La Bible nous enseigne ainsi que la promesse faite par Dieu après la mort de Jésus sur la croix pour nos péchés est également une loi.

L’apôtre Paul a dit :

« Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi. Je trouve donc en moi cette loi : quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi » (Romains 7:20–21).

Paul a même appelé « loi » la réalité qu’il avait découverte en lui-même.

Nous pouvons donc comprendre que toutes les paroles de Dieu sont des lois, y compris les commandements que Moïse reçut sur le mont Sinaï.

La loi du péché et de la mort et la loi de l’Esprit de vie

La Bible déclare :

« Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. En effet, la loi de l’Esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort. Car — chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force — Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit » (Romains 8:1–4).

La « loi du péché et de la mort » dont il est question ici désigne la loi que Moïse reçut de Dieu sur le mont Sinaï.

Cette loi exige la mort comme salaire de celui qui transgresse ses commandements.

Si nous n’avions que cette loi, tous les hommes devraient mourir à cause de leurs péchés et subir la perdition éternelle.

Il existait un pays dont la loi prévoyait la peine de mort pour les soldats qui désertaient en temps de guerre.

Un jour, la guerre éclata dans ce pays.

À mesure que les combats devenaient plus violents, de nombreux soldats désertèrent pour sauver leur vie.

Après la fin de la guerre, ces soldats durent vivre dans la crainte de la mort, car ils n’avaient aucun moyen d’échapper à la peine capitale.

Mais un jour, le gouvernement adopta une loi accordant l’amnistie aux déserteurs.

Ils furent alors enfin libérés de la peur de mourir et retrouvèrent la liberté.

Si aucune loi d’amnistie n’avait été adoptée, les déserteurs auraient inévitablement été arrêtés et exécutés.

De même, si aucune nouvelle loi donnant la vie n’était établie pour ceux qui se trouvent sous « la loi du péché et de la mort », ils ne pourraient qu’être condamnés à mourir.

Cependant, Jésus a subi sur la croix, à la place des pécheurs, la mort que devaient subir ceux qui avaient transgressé la loi.

Il les a ainsi délivrés de la malédiction de la loi.

Cette vérité est une bonne nouvelle pour ceux qui sont assis à l’ombre de la mort, car c’est par cet Évangile qu’ils ont reçu la vie.

C’est pourquoi l’Évangile de Jésus-Christ est « la loi de l’Esprit de vie », qui donne la vie aux morts.

Puisque Jésus a accompli les exigences de la loi, celle-ci n’avait plus rien à exiger de nous.

Jésus a alors aboli, par sa propre chair, la loi des commandements qui nous condamnait, et il nous a réconciliés avec Dieu.

La Bible déclare à ce sujet :

« Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ. Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié, ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix, et de les réconcilier, l’un et l’autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l’inimitié. Il est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin, et la paix à ceux qui étaient près ; car par lui nous avons les uns et les autres accès auprès du Père, dans un même Esprit » (Éphésiens 2:13–18).

Puisque Jésus a aboli « la loi du péché et de la mort », il n’existe plus aucune loi qui puisse nous condamner.

Dieu est en Jésus-Christ, et en Jésus se trouve « la loi de l’Esprit de vie ».

C’est pourquoi il n’y a absolument aucune condamnation pour nous qui sommes en Jésus.

Ainsi, Dieu nous a fait cette promesse :

« Et je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités » (Hébreux 10:17).

Nous sommes sanctifiés par la loi, et notre sainteté est préservée par cette même loi

La loi déclare :

« Toute dîme de gros et de menu bétail, de tout ce qui passe sous la houlette, sera une dîme consacrée à l’Éternel. On n’examinera point si l’animal est bon ou mauvais, et l’on ne fera point d’échange ; si l’on remplace un animal par un autre, ils seront l’un et l’autre chose sainte, et ne pourront être rachetés » (Lévitique 27:32–33).

Si un bœuf ou une brebis devenait une chose consacrée à l’Éternel, ce n’était pas en raison de sa propre volonté, mais simplement parce que cet animal était passé le dixième sous la houlette du berger.

En fin de compte, ce qui rendait cet animal saint, c’était la loi déclarant que chaque dixième animal passant sous la houlette devait être consacré à l’Éternel.

La loi possède deux aspects.

D’une part, elle condamne ceux qui transgressent les commandements. D’autre part, elle nous révèle Jésus-Christ.

De même que la loi déclarait saint le dixième animal passant sous la houlette du berger, l’Évangile annonçant que Jésus a pardonné tous nos péchés nous a rendus saints.

La loi déclare également qu’il ne faut pas examiner si l’animal devenu saint est bon ou mauvais, ni le remplacer par un autre.

Si quelqu’un le remplace, l’animal initial et celui qui le remplace deviennent tous deux saints.

Nous pouvons donc comprendre que la sainteté d’un animal, une fois qu’il a été consacré, ne peut être annulée, car elle est préservée par la loi.

De la même manière, notre sainteté, obtenue par l’Évangile de Jésus-Christ, est préservée par ce même Évangile.

C’est pourquoi notre sainteté est éternelle et ne peut être détruite.

Jésus a aboli la première chose pour établir la seconde

Avant d’envoyer Pierre annoncer l’Évangile à Corneille, un centurion romain, Dieu lui montra une vision pendant qu’il priait.

Dans cette vision, Pierre vit descendre du ciel un objet semblable à une grande nappe, attachée par ses quatre coins, qui contenait des quadrupèdes, des bêtes sauvages, des reptiles et des oiseaux.

Une voix venant du ciel lui dit :

« Lève-toi, Pierre, tue et mange » (Actes 11:7).

Mais Pierre répondit :

« Non, Seigneur, car jamais rien de souillé ni d’impur n’est entré dans ma bouche » (Actes 11:8).

Alors la voix venant du ciel lui dit de nouveau :

« Ce que Dieu a déclaré pur, ne le regarde pas comme souillé » (Actes 11:9).

La loi distingue les animaux purs des animaux impurs.

Elle déclare notamment que les poissons qui n’ont ni nageoires ni écailles sont abominables et ne doivent pas être mangés.

C’est pourquoi Pierre ne mangeait pas d’animaux impurs.

Cependant, dans sa vision, il entendit Dieu déclarer que les animaux impurs avaient été purifiés.

Si les poissons dépourvus de nageoires et d’écailles étaient impurs, c’était parce que la loi les déclarait impurs.

Mais puisque Jésus a aboli la loi, ils sont devenus purs.

De même, nous étions impurs selon la loi, mais nous avons été purifiés par la rédemption accomplie par Jésus.

La Bible déclare :

« Puis il dit : Voici, je viens pour faire ta volonté. Il abolit ainsi la première chose pour établir la seconde. C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes » (Hébreux 10:9–10).

Dieu voulait abolir la première chose, c’est-à-dire la loi du péché et de la mort, et établir la seconde, la loi de l’Esprit de vie.

Selon cette volonté, Jésus a offert son corps sur la croix pour nos péchés.

Il a ainsi aboli la loi et établi la loi de l’Esprit de vie, une loi de grâce qui donne la vie aux morts.

C’est pourquoi, grâce aux mérites de Jésus, nous avons été libérés de la loi et nous sommes maintenant sous la grâce.

Les ténèbres ne sont chassées que lorsque la lumière arrive

La Bible déclare :

« Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce » (Romains 6:14).

Pourtant, certaines personnes demeurent encore sous la loi.

Comme le déclare la Bible :

« Avant que la foi vînt, nous étions enfermés sous la garde de la loi, en vue de la foi qui devait être révélée » (Galates 3:23).

Si certaines personnes demeurent encore enfermées sous la loi, c’est parce qu’elles ne croient pas à l’Évangile de Jésus-Christ.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, un officier japonais accomplissait sa mission sur une île des Philippines.

Un jour, le Japon capitula et la guerre prit fin.

Afin d’informer les soldats japonais qui se cachaient encore dans les montagnes, les forces américaines et philippines, ainsi que leurs familles et leurs connaissances, distribuèrent des tracts annonçant la fin de la guerre.

Cependant, bien que cet officier eût vu ces tracts, il les considéra comme une ruse des forces américaines et philippines et refusa d’y croire.

Pendant près de trente ans, il continua à se cacher, refusant de croire quiconque lui annonçait la fin de la guerre.

Il attendait le retour de l’armée japonaise et poursuivait sa propre guerre.

Finalement, un étudiant japonais le rencontra et l’amena à reconnaître la réalité de la défaite du Japon.

Le gouvernement chercha également à l’aider en retrouvant l’un de ses anciens supérieurs directs, qui lui avait confié sa mission, et en l’envoyant auprès de lui.

Ce n’est qu’alors que l’officier accepta la réalité de la fin de la guerre.

Et c’est ainsi que la guerre prit enfin fin dans son cœur.

Cet officier japonais avait vu les tracts annonçant la fin de la guerre, mais il avait refusé d’y croire, préférant se fier à ses propres pensées.

C’est pourquoi, dans son cœur, la guerre n’avait jamais pris fin.

De la même manière, si une personne entend l’Évangile annonçant que Jésus a pardonné nos péchés et aboli la loi, mais refuse d’y croire, elle ne peut que demeurer sous la loi.

Le cœur d’une telle personne est souillé par de nombreuses pensées que le diable y a introduites pour l’empêcher de recevoir l’Évangile.

Certains hommes venus de Judée enseignaient aux frères d’Antioche :

« Si vous n’êtes circoncis selon le rite de Moïse, vous ne pouvez être sauvés » (Actes 15:1).

Une vive discussion et un débat important s’élevèrent alors entre Paul, Barnabas et ces hommes.

Finalement, les frères décidèrent d’envoyer Paul, Barnabas et quelques autres à Jérusalem auprès des apôtres et des anciens pour examiner cette question.

À Jérusalem également, après de longues discussions entre les apôtres et les anciens, Pierre prit la parole et conclut ainsi :

« Hommes frères, vous savez que dès longtemps Dieu a fait un choix parmi vous, afin que, par ma bouche, les païens entendissent la parole de l’Évangile et qu’ils crussent. Et Dieu, qui connaît les cœurs, leur a rendu témoignage, en leur donnant le Saint-Esprit comme à nous ; il n’a fait aucune différence entre nous et eux, ayant purifié leurs cœurs par la foi. Maintenant donc, pourquoi tentez-vous Dieu, en mettant sur le cou des disciples un joug que ni nos pères ni nous n’avons pu porter ? Mais c’est par la grâce du Seigneur Jésus que nous croyons être sauvés, de la même manière qu’eux » (Actes 15:7–11).

Pierre déclara ici que Dieu avait « purifié leurs cœurs par la foi ».

Le cœur des hommes est souillé par des pensées incrédules qui s’opposent à Dieu.

Cependant, lorsqu’ils croient à l’Évangile, ces mauvaises pensées sont ôtées et leur cœur est purifié.

C’est comme lorsque l’officier japonais accepta enfin la réalité de la défaite du Japon.

À cet instant, il fut libéré de la fausse idée selon laquelle les tracts qu’il avait vus n’étaient qu’une ruse des forces américaines et philippines.

Les ténèbres ne sont chassées que lorsque la lumière arrive.

Quiconque croit à l’Évangile de Jésus-Christ est libéré de ses pensées erronées et découvre qu’il se trouve sous la loi de l’Esprit de vie, qui donne la vie aux morts.

Tous ceux qui regardaient avaient la vie

Jésus est le don de Dieu

Si un étudiant reçoit une bourse parce qu’il a étudié avec beaucoup d’application, cette bourse n’est pas un cadeau, mais la récompense de ses efforts.

En revanche, si une école distribue gratuitement un ordinateur à chacun de ses étudiants, il s’agit d’un cadeau.

Pendant la pandémie de COVID-19, de nombreux pays ont accordé gratuitement des aides financières à leurs citoyens. Puisque tous les citoyens de ces pays pouvaient les recevoir, ces aides étaient une grâce et un cadeau accordés par les gouvernements à leur peuple.

Ainsi, pour qu’un cadeau soit véritablement un cadeau, il doit être donné gratuitement, sans aucune condition.

Comme le déclare la Bible :

« Or, à celui qui fait une œuvre, le salaire est imputé, non comme une grâce, mais comme une chose due » (Romains 4:4).

Ce que l’on obtient par son travail et ses efforts est une rémunération que l’on mérite de recevoir, et non une grâce ou un cadeau.

Jésus est mort sur la croix pour nos péchés.

Si Jésus était mort uniquement pour les personnes bonnes et humbles, ou pour certaines personnes qui fréquentent une église, il ne pourrait pas être un cadeau destiné à tous les hommes.

Cependant, Dieu a livré Jésus à la croix pour nos péchés alors que nous l’avions abandonné, que nous étions devenus esclaves du diable et que nous commettions le mal.

Il est donc évident que Jésus est le don de grâce que Dieu nous a accordé indépendamment de nos œuvres.

La Bible déclare :

« Or, si c’est par grâce, ce n’est plus par les œuvres ; autrement la grâce n’est plus une grâce » (Romains 11:6).

La Bible déclare également :

« C’est pourquoi les héritiers le sont par la foi, pour que ce soit par grâce » (Romains 4:16).

De même qu’un cadeau devient notre propriété dès que nous le recevons, quiconque croit en Jésus, le don de Dieu, devient enfant de Dieu et hérite du royaume des cieux.

Le brigand sauvé sur la croix peu avant sa mort

La Bible contient de nombreux récits de personnes sauvées par la foi en Jésus.

L’un des brigands qui mouraient sur la croix avec Jésus en est un exemple.

Cet homme ne pouvait absolument pas être sauvé par ses œuvres.

Non seulement il avait commis des crimes suffisamment graves pour être condamné à mort, mais il avait également insulté Jésus alors qu’il était crucifié.

La Bible déclare :

« Avec lui furent crucifiés deux brigands, l’un à sa droite, et l’autre à sa gauche. Les passants l’injuriaient, et secouaient la tête, en disant : Toi qui détruis le temple, et qui le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même ! Si tu es le Fils de Dieu, descends de la croix ! Les principaux sacrificateurs, avec les scribes et les anciens, se moquaient aussi de lui, et disaient : Il a sauvé les autres, et il ne peut se sauver lui-même ! S’il est roi d’Israël, qu’il descende de la croix, et nous croirons en lui. Il s’est confié en Dieu ; que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime. Car il a dit : Je suis Fils de Dieu. Les brigands, crucifiés avec lui, l’insultaient de la même manière » (Matthieu 27:38–44).

Comme nous pouvons le voir dans ce passage, les deux brigands crucifiés de chaque côté de Jésus l’insultaient au moment de leur crucifixion.

Cependant, tandis que l’un des brigands continuait à injurier Jésus, l’autre fut transformé, crut en lui et reçut la promesse du paradis.

Ses propres paroles en témoignent.

« L’un des malfaiteurs crucifiés l’injuriait, disant : N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et sauve-nous ! Mais l’autre le reprenait, et disait : Ne crains-tu pas Dieu, toi qui subis la même condamnation ? Pour nous, c’est justice, car nous recevons ce qu’ont mérité nos crimes ; mais celui-ci n’a rien fait de mal. Et il dit à Jésus : Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne. Jésus lui répondit : Je te le dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » (Luc 23:39–43).

L’un des brigands ne craignait pas Dieu, bien qu’il eût commis des crimes méritant la mort. En revanche, l’autre craignait Dieu à cause des péchés qu’il avait commis.

Bien que cela ne soit pas rapporté dans la Bible, nous pouvons comprendre que Jésus, au milieu des souffrances de la croix, avait annoncé l’Évangile à cet homme qui craignait Dieu.

En effet, il aurait été pratiquement impossible à cet homme, qui venait d’insulter Jésus, de comprendre par lui-même l’Évangile et de recevoir Jésus en si peu de temps.

En écoutant les paroles de Jésus, il comprit que Jésus était sans péché, puisque tout ce qu’il avait fait était juste. Il comprit également que si Jésus, qui était sans péché, était crucifié et mourait, c’était à cause de leurs péchés.

Cet homme n’avait absolument rien fait pour entrer dans le royaume des cieux.

Ses deux mains et ses deux pieds étaient cloués à la croix. Il ne pouvait donc accomplir aucune bonne œuvre.

Tout ce qu’il avait fait, c’était écouter l’Évangile annoncé par Jésus et y croire.

Ainsi, Jésus était pleinement pour lui le don de Dieu.

Le salut s’accomplit en un instant

Il fallut moins de six heures au brigand crucifié pour recevoir le salut.

En effet, six heures s’écoulèrent entre le moment où Jésus fut crucifié et celui où il rendit l’esprit.

Nous pouvons donc comprendre qu’il n’est pas nécessaire de disposer de beaucoup de temps pour être sauvé.

Certaines personnes affirment que le salut ne s’accomplit pas une fois pour toutes, mais qu’il doit se réaliser progressivement par les efforts de chacun, même après avoir cru en Jésus.

Cependant, cela ne correspond pas à la réalité.

Selon la promesse de Dieu écrite dans la Bible, quiconque croit en Jésus reçoit le salut.

L’exemple de Corneille et des personnes qui se trouvaient avec lui nous montre que le salut s’accomplit au moment même où l’on croit en Jésus.

Un ange de Dieu apparut à Corneille dans une vision et lui demanda de faire venir Pierre, qui se trouvait à Joppé.

Corneille fit donc appeler Pierre et, avec ses parents et ses amis intimes, écouta la Parole que Pierre annonçait.

Pierre leur prêcha l’Évangile de Jésus-Christ.

« Nous sommes témoins de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem. Ils l’ont tué, en le pendant au bois. Dieu l’a ressuscité le troisième jour, et il a permis qu’il apparût, non à tout le peuple, mais aux témoins choisis d’avance par Dieu, à nous qui avons mangé et bu avec lui, après qu’il fut ressuscité des morts. Et Jésus nous a ordonné de prêcher au peuple et d’attester que c’est lui qui a été établi par Dieu juge des vivants et des morts. Tous les prophètes rendent de lui le témoignage que quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon des péchés. Comme Pierre prononçait encore ces mots, le Saint-Esprit descendit sur tous ceux qui écoutaient la parole » (Actes 10:39–44).

Lorsque Corneille et ceux qui étaient avec lui entendirent Pierre déclarer que « quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon des péchés », le Saint-Esprit descendit sur eux.

La Bible déclare :

« Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit » (Actes 2:38).

Lorsqu’ils comprirent que Jésus avait pardonné tous leurs péchés, ils reçurent le Saint-Esprit en don.

Comme nous pouvons le comprendre par cette parole :

« En lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l’Évangile de votre salut, en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint-Esprit qui avait été promis » (Éphésiens 1:13).

Le Saint-Esprit rend témoignage avec notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.

Ainsi, quels que soient les péchés qu’une personne ait commis, dès l’instant où elle croit en Jésus, qui est mort pour les péchés de tous les hommes, elle reçoit le Saint-Esprit en don et devient enfant de Dieu.

C’est pourquoi le salut s’accomplit en un instant.

La foi n’est pas le partage de tous

Bien que quiconque croit en Jésus puisse être sauvé, tous les hommes ne sont pas sauvés.

C’est parce que le diable empêche les hommes de croire à l’Évangile de Jésus-Christ.

La Bible déclare :

« Si notre Évangile est encore voilé, il est voilé pour ceux qui périssent ; pour les incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé l’intelligence, afin qu’ils ne vissent pas briller la splendeur de l’Évangile de la gloire de Christ, qui est l’image de Dieu » (2 Corinthiens 4:3–4).

De même que le diable avait amené Adam et Ève, après qu’ils eurent acquis la connaissance du bien et du mal, à regarder leur propre nudité et à craindre Dieu, il continue aujourd’hui à nous tromper de la même manière.

Il nous pousse à regarder notre propre nature pécheresse au lieu de regarder Jésus crucifié. Il nous amène ainsi à nous condamner selon la loi du bien et du mal et à craindre Dieu.

Si une personne craint Dieu, c’est parce qu’elle ne connaît pas son amour.

La Bible déclare :

« La crainte n’est pas dans l’amour, mais l’amour parfait bannit la crainte ; car la crainte suppose un châtiment, et celui qui craint n’est pas parfait dans l’amour » (1 Jean 4:18).

Pendant un hiver glacial, lorsque les rayons chauds du soleil éclairent la glace gelée, celle-ci fond et disparaît sans laisser de trace.

De la même manière, lorsque l’amour de Dieu éclaire le cœur d’une personne, la crainte du châtiment causée par le péché disparaît complètement.

Il n’y a pas de crainte dans l’amour

Comme le déclare la Bible :

« Mais l’amour couvre toutes les fautes » (Proverbes 10:12).

Il n’existe aucun péché que l’amour ne puisse pardonner.

C’est pourquoi l’homme peut jouir de la véritable liberté dans l’amour.

Les frères de Joseph avaient non seulement voulu le tuer, mais l’avaient également vendu à des marchands ismaélites pour vingt pièces d’argent. Ils craignaient donc que Dieu ne leur fasse subir le châtiment de leur faute.

Lorsqu’une famine survint et qu’ils vinrent en Égypte pour acheter du blé, ils furent accusés d’être des espions.

Ils dirent alors :

« Oui, nous avons été coupables envers notre frère ; car nous avons vu l’angoisse de son âme, quand il nous demandait grâce, et nous ne l’avons point écouté ! C’est pour cela que cette affliction nous arrive » (Genèse 42:21).

Ruben, leur frère aîné, déclara lui aussi :

« Ne vous disais-je pas : Ne commettez point un crime envers cet enfant ? Mais vous n’avez point écouté. Et voici, son sang est redemandé » (Genèse 42:22).

Ces paroles montrent qu’ils craignaient le châtiment de Dieu à cause du péché qu’ils avaient commis contre Joseph.

Devenu gouverneur de l’Égypte, Joseph désirait faire venir sa famille de Canaan en Égypte afin qu’elle partage la gloire dont il jouissait.

Cependant, Joseph savait que ses frères pourraient refuser de venir auprès de lui, parce qu’ils craignaient qu’il ne les fasse mourir à cause du mal qu’ils lui avaient fait.

C’est pourquoi Joseph devait avant tout leur montrer son amour.

Pour cela, il amena ses frères à accumuler d’autres fautes par-dessus celle de l’avoir vendu, les plaçant ainsi dans une situation où ils seraient devenus des pécheurs qui n’auraient rien à répondre même s’il décidait de les faire mourir.

Lorsque ses frères vinrent acheter du blé, Joseph les accusa d’être des espions, car ils ne le reconnaissaient pas.

Il fit ensuite emprisonner Siméon et leur ordonna d’amener leur plus jeune frère, dont ils lui avaient parlé, afin de prouver qu’ils n’étaient pas des espions.

Puis, il fit remettre dans leurs sacs l’argent qu’ils avaient apporté pour acheter le blé, les faisant ainsi passer pour des voleurs.

Pour ne pas être accusés de vol, les frères revinrent une seconde fois en Égypte avec l’argent retrouvé dans leurs sacs et leur plus jeune frère, Benjamin.

Cette fois, Joseph les fit conduire dans sa maison, leur offrit un repas, les hébergea pour la nuit, puis les laissa repartir vers leur pays.

Cependant, il fit de nouveau remettre dans leurs sacs l’argent qu’ils avaient apporté pour acheter le blé. Il fit également placer sa propre coupe d’argent dans le sac de Benjamin.

Ensuite, il ordonna à son intendant de poursuivre les frères qui rentraient chez eux et de retrouver la coupe d’argent dans le sac de Benjamin.

Joseph fit ainsi de ses frères des pécheurs impardonnables, qui avaient rendu le mal pour le bien.

Finalement, la mort envahit le cœur des frères.

Lorsqu’ils revinrent se présenter devant Joseph, comme des hommes déjà morts, Joseph leur révéla enfin son identité. Rempli de joie à leur égard, il les embrassa, les serra dans ses bras et pleura.

Les frères savaient qu’ils avaient vendu Joseph, qu’ils avaient été accusés d’avoir volé l’argent du blé et d’avoir rendu le mal pour le bien qu’il leur avait fait.

Pourtant, dans les larmes de joie de Joseph, ils virent qu’il les aimait véritablement malgré toutes leurs fautes.

Ils comprirent alors que tous leurs péchés avaient été couverts par l’amour de Joseph.

Comme le déclare la Bible :

« Or, la loi est intervenue pour que l’offense abondât, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé » (Romains 5:20).

Plus les fautes s’accumulaient sur le péché que les frères avaient commis en vendant Joseph, plus l’amour de Joseph envers eux leur apparaissait grand.

Et c’est dans cet amour qu’ils purent être libérés du péché d’avoir vendu Joseph.

Il nous a montré son amour

Nous craignions Dieu à cause des péchés que nous avions commis.

Aucun de nos efforts ni de nos travaux ne pouvait nous délivrer de cette crainte.

C’est pourquoi Dieu devait nous montrer son amour.

En livrant son Fils unique, Jésus, à la mort pour nos péchés, Dieu a démontré son amour envers nous.

La Bible déclare :

« Nous avons connu l’amour, en ce qu’il a donné sa vie pour nous » (1 Jean 3:16).

Si Jésus est mort sur la croix, c’était pour nos péchés, mais aussi pour nous montrer l’amour de Dieu et nous le faire connaître.

Lorsque nous voyons que Dieu avait préparé Jésus pour nos péchés avant la fondation du monde, nous pouvons comprendre qu’il nous aimait déjà avant même d’avoir créé l’homme.

C’est comme une femme mariée qui, avant même de devenir enceinte, pense avec espérance et joie à l’enfant qui naîtra un jour et l’aime déjà.

Cependant, les hommes que Dieu avait créés l’ont attristé en l’abandonnant et en devenant esclaves du diable.

De même que des parents qui aiment leurs enfants ne peuvent les abandonner, quelles que soient leurs fautes, Dieu ne nous a pas abandonnés, bien que nous l’ayons quitté pour mener une vie de péché.

Dieu voulait nous montrer son amour afin que nous retournions à lui, que nous soyons réconciliés avec lui et que nous partagions son amour.

C’est pour cela que Jésus a été crucifié pour nous.

La Bible déclare :

« Autant l’orient est éloigné de l’occident, autant il éloigne de nous nos transgressions » (Psaume 103:12).

De même que l’orient et l’occident s’étendent dans des directions opposées et ne se rencontrent jamais, Jésus a complètement ôté nos péchés afin que nous ne les rencontrions plus jamais.

Ainsi, nos péchés ne peuvent plus constituer un obstacle à notre retour vers Dieu.

Tous ceux qui regardaient avaient la vie

Comme nous pouvons le comprendre par cette parole :

« Pour nous, nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier » (1 Jean 4:19).

Dieu nous aimait avant même que nous l’aimions.

Il l’a démontré en livrant son propre Fils à la mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs, et il nous demande de croire en cet amour.

La Bible déclare :

« Tournez-vous vers moi, et vous serez sauvés, vous tous qui êtes aux extrémités de la terre ! Car je suis Dieu, et il n’y en a point d’autre » (Ésaïe 45:22).

Après être sortis d’Égypte et avoir vécu de longues années dans le désert, les enfants d’Israël se mirent à murmurer contre Dieu et contre Moïse parce qu’ils devaient contourner le pays d’Édom au lieu de prendre le chemin le plus court vers Canaan.

Alors Dieu envoya parmi le peuple des serpents brûlants qui mordirent les Israélites, et beaucoup d’entre eux moururent.

Le peuple demanda à Moïse de prier Dieu pour que les serpents s’éloignent d’eux, et Moïse intercéda auprès de Dieu.

Dieu lui dit alors :

« Fais-toi un serpent brûlant, et place-le sur une perche ; quiconque aura été mordu, et le regardera, conservera la vie » (Nombres 21:8).

Moïse fabriqua donc un serpent d’airain et le plaça sur une perche.

Et tous ceux qui avaient été mordus par un serpent et regardaient le serpent d’airain conservaient la vie.

Le serpent d’airain élevé sur la perche était une ombre de Jésus-Christ.

C’est pourquoi Jésus a dit :

« Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle » (Jean 3:14–15).

Quiconque regarde à Jésus crucifié comprend que ses péchés ont déjà été pardonnés sur la croix.

Regarder à Jésus est aussi simple que de lever la tête pour regarder le serpent d’airain, comme le faisaient ceux qui avaient été mordus par les serpents brûlants.

Pour recevoir le salut, il suffit de cesser de regarder à soi-même et de tourner les yeux vers Jésus crucifié.

De même qu’une personne mordue par un serpent brûlant, qui ne pouvait échapper à la mort par aucun effort ni aucun moyen personnel, recevait la vie en regardant le serpent d’airain, toute personne, quels que soient les péchés qu’elle ait commis, reçoit la vie éternelle en regardant à Jésus crucifié.

Il n’y a aucune distinction

Le diable empêche les hommes de regarder à Jésus en les poussant à ne voir que leur propre nature pécheresse.

Ainsi, celui qui est trompé par le diable regarde sa propre nature pécheresse et pense que Dieu ne s’intéresse pas à une personne comme lui et ne pourra jamais l’aimer.

Cependant, la Bible déclare :

« Ô homme, qui que tu sois, toi qui juges, tu es donc inexcusable ; car, en jugeant les autres, tu te condamnes toi-même, puisque toi qui juges, tu fais les mêmes choses » (Romains 2:1).

Cela signifie que celui qui juge les autres et celui qui est jugé ne sont pas différents : aucun n’est meilleur que l’autre.

Lorsque Jésus parla à ses disciples des jours de tribulation à venir, il leur dit :

« Et, si le Seigneur n’avait abrégé ces jours, personne ne serait sauvé ; mais il les a abrégés, à cause des élus qu’il a choisis » (Marc 13:20).

De même que tous les disciples abandonnèrent Jésus et s’enfuirent pour sauver leur propre vie le jour où il fut arrêté, même la personne la plus fidèle à Dieu finirait par l’abandonner si Dieu lui permettait de subir une épreuve qu’elle ne pourrait supporter.

Puisque tous les hommes sont semblables, personne ne peut se glorifier de lui-même devant Dieu.

Puisque tous les hommes sont semblables, leur justification ne dépend pas de leurs œuvres, mais de leur foi en Jésus.

Ainsi, quiconque croit en Jésus devient juste, sans aucune distinction.

Dieu considère la foi en Jésus comme justice et l’incrédulité envers Jésus comme péché.

Par conséquent, dans la Bible, le juste n’est pas celui dont les œuvres sont justes, mais celui qui possède la foi en Jésus. Et le pécheur n’est pas celui dont les œuvres sont mauvaises, mais celui qui ne croit pas en Jésus.

Rahab, qui vivait comme prostituée dans la ville de Jéricho, la Samaritaine qui vivait avec un sixième homme et que les gens méprisaient, ainsi que Zachée, qui était considéré comme un pécheur parce qu’il percevait les impôts de son propre peuple au profit des Romains, sont tous devenus justes par la foi en Jésus.

C’est pourquoi la Bible déclare :

« Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé » (Romains 10:13).

Ainsi, même la personne la plus mauvaise peut recevoir le salut en regardant simplement à Jésus, et régner éternellement avec Dieu dans le royaume des cieux.

La nudité et la honte

Dieu forma Adam de la poussière de la terre, et Adam était nu. Pourtant, Dieu vit que cela était très bon. Aux yeux de Dieu, la nudité d’Adam ne posait absolument aucun problème, et Adam lui-même n’éprouvait aucune honte à être nu. C’est comme lorsque nous trouvons naturel de voir le corps nu des animaux, qui eux-mêmes n’en éprouvent aucune honte.

Cependant, après qu’Adam et sa femme Ève eurent mangé du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, que Dieu leur avait interdit, ils éprouvèrent de la honte à cause de leur nudité et couvrirent leur corps avec des feuilles de figuier. Derrière ce changement qui s’était produit en eux se trouvait l’action du diable, représenté sous la forme d’un serpent.

Le serpent commença à tenter Ève en lui disant :

« Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? » (Genèse 3:1).

Ève répondit au serpent :

« Nous mangeons du fruit des arbres du jardin. Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez point et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez » (Genèse 3:2–3).

Alors le serpent dit à la femme :

« Vous ne mourrez point ; mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal » (Genèse 3:4–5).

Séduite par le serpent, Ève prit du fruit et en mangea. Elle en donna aussi à son mari, qui était avec elle, et Adam en mangea également. Alors, comme le serpent l’avait annoncé, leurs yeux s’ouvrirent. Ils prirent conscience de leur nudité, assemblèrent des feuilles de figuier et s’en firent des ceintures pour couvrir leur corps.

Lorsqu’Adam et Ève acquirent la connaissance du bien et du mal, non seulement ils commencèrent à considérer leur nudité comme honteuse, mais ils se mirent également à craindre Dieu. Lorsque Dieu appela Adam en disant : « Où es-tu ? » (Genèse 3:9), Adam répondit :

« J’ai entendu ta voix dans le jardin, et j’ai eu peur, parce que je suis nu, et je me suis caché » (Genèse 3:10).

En entendant cette réponse, Dieu demanda à Adam :

« Qui t’a appris que tu es nu ? Est-ce que tu as mangé de l’arbre dont je t’avais défendu de manger ? » (Genèse 3:11).

Ce que nous devons considérer ici, c’est que Dieu avait créé l’homme à son image. L’homme était donc, à ses yeux, un être qui lui procurait de la joie et qui ne présentait absolument aucun problème.

Pourquoi alors Adam en était-il venu à avoir honte de sa nudité et, plus encore, à craindre Dieu au point de se cacher de lui ?

Selon le critère du bien et du mal qu’Adam venait d’acquérir, la nudité était-elle réellement quelque chose de honteux et d’assez mauvais pour qu’il ait à craindre Dieu ? En réalité, ce n’était absolument pas le cas.

La honte qu’une personne éprouve à cause de sa nudité n’est pas quelque chose d’absolu. Elle varie selon les circonstances et les relations.

Un même corps nu est considéré comme naturel lorsqu’on prend un bain. Mais si une personne se retrouvait seule, entièrement nue, dans une rue où tout le monde est habillé, elle éprouverait une grande honte.

Si la nudité était honteuse et mauvaise en elle-même, nous devrions toujours éprouver de la honte et de la peur, même lorsque nous prenons un bain seuls. Pourtant, les gens n’éprouvent pas non plus de honte dans les bains publics.

Nous pouvons donc comprendre qu’au moment où Adam et Ève acquirent la connaissance du bien et du mal, ils étaient les deux seuls êtres humains au monde. Ils n’avaient donc aucune raison d’avoir honte de leur nudité.

Pourtant, le fait qu’ils aient couvert leur corps et se soient cachés de Dieu nous amène à penser que cela ne provenait pas simplement de leur jugement du bien et du mal, mais de l’action du diable.

Jésus a dit à propos du diable :

« Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fonds ; car il est menteur et le père du mensonge » (Jean 8:44).

Le diable, qui est le père du mensonge, a utilisé sa sagesse pour exploiter le critère du bien et du mal qu’Adam venait d’acquérir. Il l’a ainsi amené à considérer sa nudité comme quelque chose de honteux et de suffisamment mauvais pour mériter le jugement de Dieu.

En agissant ainsi, le diable voulait amener Adam à craindre Dieu et à s’éloigner de lui, afin de provoquer sa mort spirituelle.

C’est pourquoi Jésus a dit que le diable était « meurtrier dès le commencement ».

Le fait qu’Adam et Ève, trompés par le diable, aient eu peur de Dieu et se soient cachés de lui nous enseigne quelque chose de très important pour aujourd’hui. En effet, le diable continue encore aujourd’hui à tromper les hommes de la même manière.

Jésus est venu sur cette terre comme sacrifice d’expiation afin de laver nos péchés et de nous purifier.

Dans l’Ancien Testament, les agneaux et les boucs portaient les péchés d’Israël et mouraient pour purifier le peuple. De la même manière, Jésus a porté le péché du monde et a payé sur la croix le prix du péché, qui est la mort, pardonnant ainsi tous nos péchés.

Cependant, le diable, qui est le père du mensonge, continue de nous tromper en nous faisant croire qu’il nous reste encore des péchés à faire pardonner, bien que Jésus soit réellement mort sur la croix.

Ceux qui, trompés par le diable, affirment qu’ils ont encore des péchés dont ils doivent obtenir le pardon de Dieu ne sont pas différents des Israélites sortis d’Égypte. Bien qu’ils aient été témoins des nombreux miracles de Dieu et qu’ils aient vu de leurs propres yeux la mer Rouge se fendre, ils furent séduits par le diable et se mirent à murmurer contre Dieu et à ne plus croire en lui.

Grâce à Jésus, nous sommes devenus saints et ne présentons plus aucun problème aux yeux de Dieu.

Pourtant, le diable nous trompe afin de nous empêcher de regarder à la croix. Il nous pousse à ne regarder que nous-mêmes, lorsque nous commettons des péchés, afin de nous maintenir encore dans l’esclavage du péché.

Il utilise ensuite le critère du bien et du mal que nous connaissons pour nous condamner et nous faire craindre le jugement de Dieu, nous éloignant ainsi davantage de lui.

C’est pourquoi la Bible nous exhorte à résister au diable.

Lorsque le diable tenta Jésus, qui avait faim après avoir jeûné pendant quarante jours dans le désert, Jésus le repoussa par la Parole de Dieu. De la même manière, lorsque le diable nous condamne, nous devons regarder à la croix sur laquelle Jésus a versé son sang.

Jésus a dit :

« Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle » (Jean 3:14–15).