En parcourant le monde du cœur

Lisons Colossiens 3:15–16.

« Et que la paix de Christ, à laquelle vous avez été appelés pour former un seul corps, règne dans vos cœurs. Et soyez reconnaissants. Que la parole de Christ habite parmi vous abondamment ; instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres en toute sagesse, par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantant à Dieu dans vos cœurs sous l’inspiration de la grâce. »

Chaque nation cherche à rendre son pays grand et beau. Les villes aussi s’efforcent de devenir plus belles : elles plantent des arbres le long des rues, installent des sculptures sur les places et embellissent les bâtiments de toutes sortes d’ornements. Il en va de même pour les foyers. Les gens accrochent des tableaux, disposent des fleurs et apportent divers objets décoratifs pour embellir leur maison.

Pourtant, il existe en chaque personne un autre monde, invisible aux yeux. C’est le monde du cœur. Les gens ornent leur cœur de toutes sortes de choses. Et tout comme ils vivent dans la maison qu’ils ont décorée, ils vivent aussi dans le monde qu’ils ont orné au fond de leur cœur.

Une terre souillée par les idoles

Lorsque l’apôtre Paul arriva à Athènes, il fut profondément indigné de voir que la ville était remplie d’idoles (Actes 17:16). Athènes était célèbre pour sa philosophie, son savoir et ses arts, mais elle était remplie de temples, d’autels et de statues consacrés à de nombreux dieux. En marchant dans les rues, les habitants rencontraient des idoles ; en se rendant sur les places, ils rencontraient des idoles ; et en entrant dans les temples, ils rencontraient encore des idoles. Car ce qui ornait cette ville, c’étaient précisément les idoles.

Nous retrouvons une situation semblable dans l’histoire d’Israël et de Juda. Les rois qui s’éloignèrent de Dieu adorèrent Baal, dressèrent des poteaux sacrés d’Ashéra et établirent des hauts lieux où le peuple offrait des sacrifices aux idoles. Ainsi, la terre du peuple choisi par Dieu fut souillée par l’idolâtrie.

Achab, roi du royaume du nord d’Israël, épousa Jézabel, fille du roi de Sidon. Il construisit ensuite un temple pour Baal à Samarie, y éleva un autel et fit même un poteau sacré d’Ashéra (1 Rois 16:31–33). Partout où le peuple allait, il voyait les autels de Baal et les poteaux sacrés d’Ashéra, et il finit par commettre le mal en adorant de vaines idoles.

Manassé, roi du royaume du sud de Juda, alla encore plus loin. Il éleva des autels pour des dieux étrangers jusque dans le temple de l’Éternel et y plaça une idole d’Ashéra (2 Rois 21:3–7). Il installa des idoles précisément dans le lieu qui avait été consacré à l’adoration de Dieu. Il y avait des idoles sur les hauts lieux, et il y en avait même à l’intérieur du temple de Dieu. La terre du peuple qui devait adorer Dieu fut ainsi souillée par les idoles. Le peuple suivit également son roi dans l’idolâtrie, et l’Écriture témoigne qu’ils commirent des actions encore plus mauvaises que celles des nations païennes.

Une terre où les idoles furent ôtées et où la Parole de Dieu fut rétablie

Lorsque des rois qui craignaient Dieu se levèrent, le paysage du pays changea. Le roi Ézéchias supprima les hauts lieux, brisa les statues et abattit les poteaux sacrés d’Ashéra. Il détruisit même le serpent d’airain que Moïse avait fabriqué, parce que le peuple avait commencé à le vénérer comme une idole (2 Rois 18:4).

Le roi Josias alla encore plus loin. Lorsqu’il entendit les paroles du Livre de la Loi découvert dans le temple, il déchira ses vêtements en signe de repentance. Il fit sortir du temple tous les objets fabriqués pour Baal et Ashéra et les brûla. Il supprima également les hauts lieux et les idoles dans tout le pays (2 Rois 23). Puis il célébra la Pâque devant l’Éternel avec le peuple.

Les rois qui craignaient Dieu ôtèrent les idoles et rétablirent à leur place la Parole de Dieu et son culte. Là où l’on offrait autrefois des sacrifices aux idoles, l’adoration de Dieu fut restaurée. La Parole de Dieu, qui avait été oubliée, fut de nouveau lue, et les fêtes de l’Éternel, qui avaient été négligées, furent de nouveau observées.

Lorsque ce qui remplissait le pays changea, ce que le peuple voyait et entendait changea également. Il en va de même pour le cœur humain. Le monde intérieur d’une personne change selon ce qu’elle établit dans son cœur.

Un cœur rempli de mort

Certaines personnes vivent avec un cœur orné par la loi du péché et de la mort.

Lorsqu’une telle personne parcourt le monde de son cœur, elle rencontre le péché dans une rue. En tournant dans une autre rue, elle trouve la condamnation qui l’attend. Sur la place se dresse la crainte du jugement, et dans les profondeurs de son cœur s’étend l’ombre de la mort.

Où qu’elle regarde, elle voit la mort. De quelque côté qu’elle se tourne, elle voit la mort. Peu importe où elle marche, elle ne trouve aucun espoir.

Judas Iscariot est un exemple représentatif d’une personne dont le cœur fut rempli de pensées de péché et de mort.

Après avoir livré Jésus pour trente pièces d’argent, il comprit qu’il avait livré un sang innocent et fut profondément tourmenté. Il essaya donc de rendre les trente pièces d’argent aux principaux sacrificateurs et aux anciens. Mais ceux-ci ne prêtèrent aucune attention à sa souffrance. Judas jeta l’argent dans le temple, sortit et mit fin à ses jours.

Judas reconnut son péché et regretta ce qu’il avait fait, mais la grâce de Dieu qui pardonne les péchés et l’espérance du salut ne trouvèrent pas de place dans son cœur. Lorsqu’il parcourait le monde de son cœur, il ne rencontrait que des pensées qui le condamnaient. Où qu’il regardât, il voyait son péché ; de quelque côté qu’il se tournât, il voyait le jugement. Ne trouvant de repos nulle part, il finit par mettre fin à ses jours.

Un cœur rempli de joie et de louange

Cependant, il existe des personnes dont le cœur est abondamment orné de la Parole pleine de grâce de Dieu.

Une telle personne marche dans une rue de son cœur et rencontre ces paroles :

« Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. » (Romains 8:1)

En contemplant ces paroles, elle se souvient de nouveau de la grâce de Dieu qui l’a libérée de la condamnation. Et lorsqu’elle réalise que, par Jésus-Christ, elle n’est plus sous la condamnation, une joie profonde jaillit de son cœur.

En empruntant une autre rue, elle trouve ces paroles qui l’attendent :

« Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. » (Romains 5:8)

En s’arrêtant devant ces paroles, elle se souvient combien Dieu l’a aimée. En pensant que Christ est mort pour elle, non pas lorsqu’elle était juste, mais alors qu’elle était encore pécheresse, elle est profondément touchée par l’amour de Dieu.

Elle continue de parcourir le monde de son cœur. Cette fois, d’autres paroles attirent son regard :

« Je leur donne la vie éternelle ; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main. » (Jean 10:28)

En contemplant ces paroles, elle remercie Jésus de lui avoir donné la vie éternelle. Et lorsqu’elle pense à la main du Seigneur qui la tient fermement, elle trouve la paix.

En se dirigeant vers un autre endroit, elle rencontre ces paroles :

« Je ne te délaisserai point, et je ne t’abandonnerai point. » (Hébreux 13:5)

Chaque fois qu’elle rencontre des difficultés, elle tourne son regard vers cette promesse. Même si les hommes peuvent l’abandonner et si tout dans ce monde peut changer, elle retrouve des forces en se souvenant que Dieu a promis de ne jamais la délaisser ni l’abandonner.

En parcourant le monde de son cœur, elle rencontre ici la grâce et là l’amour. Dans une rue, elle goûte la joie du pardon ; dans une autre, elle découvre l’espérance de la vie éternelle.

Où qu’elle regarde, il y a de l’espérance. De quelque côté qu’elle se tourne, il y a de la vie.

Que la parole de Christ habite parmi vous abondamment

L’apôtre Paul dit aux croyants de Colosses :

« Et que la paix de Christ […] règne dans vos cœurs. » (Colossiens 3:15)

Puis il poursuit :

« Que la parole de Christ habite parmi vous abondamment. » (Colossiens 3:16)

Lorsque la Parole de Christ habite abondamment dans nos cœurs, nous goûtons la grâce et l’amour de Dieu à travers cette Parole. De même, lorsque les croyants se réunissent, ils s’instruisent et s’exhortent mutuellement par cette même Parole, partageant ainsi la grâce de Dieu les uns avec les autres.

Ainsi, la paix de Christ et la reconnaissance abondent non seulement dans le cœur de chaque personne, mais aussi au sein de la communauté de l’Église. Et les croyants en viennent à louer Dieu « par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantant à Dieu dans vos cœurs sous l’inspiration de la grâce ».

Caminhando pelo mundo do coração

Vamos ler Colossenses 3:15–16.

“E a paz de Deus, para a qual também fostes chamados em um corpo, domine em vossos corações; e sede agradecidos. A palavra de Cristo habite em vós abundantemente, em toda a sabedoria, ensinando-vos e admoestando-vos uns aos outros, com salmos, hinos e cânticos espirituais, cantando ao Senhor com graça em vosso coração.”

Cada nação procura tornar seu país grandioso e bonito. As cidades também procuram ficar mais belas, plantando árvores nas ruas, colocando esculturas nas praças e acrescentando diversos ornamentos aos edifícios. O mesmo acontece com os lares. As pessoas penduram quadros, colocam flores e trazem vários objetos decorativos para deixar suas casas bonitas.

Entretanto, existe outro mundo dentro de cada pessoa, um mundo que não pode ser visto com os olhos. É o mundo do coração. As pessoas decoram seu coração com todo tipo de coisas. E, assim como vivem nas casas que decoraram, também vivem dentro do mundo que decoraram em seu próprio coração.

Uma terra contaminada pelos ídolos

Quando o apóstolo Paulo chegou a Atenas, ficou profundamente indignado ao ver que a cidade estava cheia de ídolos (Atos 17:16). Atenas era famosa por sua filosofia, seus conhecimentos e sua arte, mas estava repleta de templos, altares e estátuas dedicados a numerosos deuses. Ao caminhar pelas ruas, as pessoas encontravam ídolos; ao chegar às praças, encontravam ídolos; e, ao entrar nos templos, também encontravam ídolos. Isso porque o que adornava aquela cidade eram justamente os ídolos.

Encontramos algo semelhante na história de Israel e Judá. Os reis que se afastaram de Deus adoraram Baal, levantaram imagens de Aserá e estabeleceram altos onde o povo oferecia sacrifícios aos ídolos. Como resultado, a terra do povo escolhido por Deus foi contaminada pela idolatria.

Acabe, rei do reino do norte de Israel, casou-se com Jezabel, filha do rei de Sidom. Depois construiu um templo para Baal em Samaria, levantou um altar e até fez uma imagem de Aserá (1 Reis 16:31–33). O povo via por toda parte os altares de Baal e as imagens de Aserá e acabou praticando o mal de adorar ídolos inúteis.

Manassés, rei do reino do sul de Judá, foi ainda pior. Ele chegou a levantar altares para deuses estrangeiros e colocou uma imagem de Aserá dentro do templo do Senhor (2 Reis 21:3–7). Estabeleceu ídolos justamente no lugar que havia sido separado para a adoração a Deus. Havia ídolos nos altos e havia ídolos até dentro do templo de Deus. A terra do povo que deveria adorar a Deus foi contaminada pelos ídolos. O povo também seguiu seu rei na idolatria, e as Escrituras testemunham que eles praticaram males ainda maiores do que os das nações pagãs.

Uma terra onde os ídolos foram removidos e a Palavra de Deus foi estabelecida

Quando surgiram reis que temiam a Deus, a paisagem da nação mudou. O rei Ezequias removeu os altos, quebrou as colunas sagradas e cortou as imagens de Aserá. Ele chegou a destruir a serpente de bronze que Moisés havia feito, porque o povo havia começado a adorá-la como um ídolo (2 Reis 18:4).

O rei Josias foi ainda mais rigoroso. Quando ouviu as palavras do Livro da Lei encontrado no templo, rasgou suas vestes em sinal de arrependimento. Retirou do templo todos os objetos feitos para Baal e Aserá e os queimou. Também removeu os altos e as imagens de toda a nação (2 Reis 23). Depois celebrou a Páscoa diante do Senhor juntamente com o povo.

Os reis que temiam a Deus removeram os ídolos e restauraram em seu lugar a Palavra de Deus e a adoração. Onde antes eram oferecidos sacrifícios aos ídolos, a adoração a Deus foi restaurada. A Palavra de Deus, que havia sido esquecida, voltou a ser lida, e as festas do Senhor, que haviam deixado de ser observadas, passaram a ser celebradas novamente.

Quando aquilo que enchia a nação mudou, também mudou o que o povo via e ouvia. O coração humano é semelhante. O mundo interior de uma pessoa muda de acordo com aquilo que ela estabelece em seu coração.

Um coração cheio de morte

Algumas pessoas vivem com o coração decorado pela lei do pecado e da morte.

Quando uma pessoa assim caminha pelo mundo de seu coração, encontra o pecado em uma rua. Ao virar em outra rua, a condenação está à sua espera. Na praça está o temor do julgamento, e, nas profundezas do coração, estende-se a sombra da morte.

Para onde quer que olhe, há morte. Para onde quer que se volte, há morte. Por mais que caminhe, não consegue encontrar esperança alguma.

Judas Iscariotes é um exemplo representativo de alguém cujo coração ficou cheio de pensamentos de pecado e morte.

Depois de trair Jesus por trinta moedas de prata, percebeu que havia entregado sangue inocente e ficou profundamente angustiado. Por isso, tentou devolver as trinta moedas de prata aos principais sacerdotes e aos anciãos. Mas eles não deram atenção ao seu sofrimento. Judas lançou as moedas no templo, saiu e tirou a própria vida.

Judas reconheceu seu pecado e lamentou o que havia feito, mas a graça de Deus que perdoa os pecados e a esperança da salvação não encontraram lugar em seu coração. Ao caminhar pelo mundo de seu coração, encontrava apenas pensamentos que o condenavam. Para onde olhava, via seu pecado; para onde se voltava, via o julgamento. Sem encontrar descanso em lugar algum, acabou tirando a própria vida.

Um coração cheio de alegria e louvor

Entretanto, há pessoas cujo coração está abundantemente adornado com a graciosa Palavra de Deus.

Uma pessoa assim caminha por uma rua de seu coração e encontra estas palavras:

“Portanto, agora nenhuma condenação há para os que estão em Cristo Jesus” (Romanos 8:1).

Ao contemplar essas palavras, ela se lembra novamente da graça de Deus que a libertou da condenação. E, ao perceber que, por meio de Jesus Cristo, já não está debaixo de condenação, uma alegria brota das profundezas de seu coração.

Ao caminhar por outra rua, encontra estas palavras à sua espera:

“Mas Deus prova o seu amor para conosco em que Cristo morreu por nós, sendo nós ainda pecadores” (Romanos 5:8).

Ao parar diante dessas palavras, ela se lembra de quanto Deus a amou. Ao pensar que Cristo morreu por ela não quando era justa, mas quando ainda era pecadora, fica profundamente comovida pelo amor de Deus.

Ela continua caminhando pelo mundo de seu coração. Desta vez, outras palavras chamam sua atenção:

“E dou-lhes a vida eterna, e nunca hão de perecer, e ninguém as arrebatará das minhas mãos” (João 10:28).

Ao contemplar essas palavras, agradece a Jesus por lhe ter dado a vida eterna. E, ao pensar na mão do Senhor que a sustenta firmemente, encontra paz.

Ao caminhar para outro lugar, encontra estas palavras:

“Não te deixarei, nem te desampararei” (Hebreus 13:5).

Sempre que enfrenta dificuldades, volta seu olhar para essa promessa. Embora as pessoas possam abandoná-la e tudo neste mundo possa mudar, ela recupera as forças ao se lembrar da promessa de Deus de nunca deixá-la nem desampará-la.

Ao caminhar pelo mundo de seu coração, encontra graça aqui e amor ali. Em uma rua, desfruta da alegria do perdão; em outra, descobre a esperança da vida eterna.

Para onde quer que olhe, há esperança. Para onde quer que se volte, há vida.

A palavra de Cristo habite em vós abundantemente

O apóstolo Paulo disse aos irmãos da igreja de Colossos:

“E a paz de Deus […] domine em vossos corações” (Colossenses 3:15).

E continuou dizendo:

“A palavra de Cristo habite em vós abundantemente” (Colossenses 3:16).

Quando a Palavra de Cristo habita abundantemente em nosso coração, desfrutamos da graça e do amor de Deus por meio dessa Palavra. Além disso, quando os irmãos se reúnem, ensinam e admoestam uns aos outros por meio da mesma Palavra, compartilhando entre si a graça de Deus.

Assim, a paz de Cristo e a gratidão passam a abundar não apenas no coração de cada pessoa, mas também na comunidade da igreja. E os irmãos passam a louvar a Deus com “salmos, hinos e cânticos espirituais, cantando ao Senhor com graça em vosso coração”.

漫步在心灵的世界里

让我们来读歌罗西书3章15至16节。

“又要叫基督的平安在你们心里作主;你们也为此蒙召,归为一体;且要存感谢的心。当用各样的智慧,把基督的道理丰丰富富地存在心里,用诗章、颂词、灵歌,彼此教导,互相劝戒,心被恩感,歌颂神。”

每个国家都希望把自己的国家建设得美好而壮丽。城市也努力使自己变得更加美丽,在街道两旁种植树木,在广场上设置雕塑,并用各种装饰美化建筑物。家庭也是如此。人们为了把自己居住的家布置得漂亮,会挂上画作、摆放鲜花,添置各种装饰品。

然而,人还有另一个肉眼看不见的世界,那就是内心的世界。人们用各种各样的事物装饰自己的内心。正如人生活在自己布置的房屋里一样,人也生活在自己所布置的内心世界之中。

被偶像玷污的土地

使徒保罗来到雅典时,看见满城都是偶像,心里十分焦急(徒17:16)。雅典是一座以哲学、学问和艺术闻名的城市,但那里到处都是供奉众神的庙宇、祭坛和神像。人们走在街道上会遇见偶像,来到广场会遇见偶像,进入庙宇也会遇见偶像。因为装饰这座城市的,正是那些偶像。

在以色列和犹大的历史中,我们也能看到类似的情景。那些离弃神的君王敬拜巴力,设立亚舍拉的木偶,并建造丘坛,让百姓向偶像献祭。结果,神所拣选之百姓居住的土地被偶像崇拜玷污了。

北国以色列的亚哈王娶了西顿王的女儿耶洗别之后,在撒马利亚为巴力建造庙宇,筑起祭坛,甚至制造亚舍拉的木偶(王上16:31–33)。百姓无论走到哪里,都能看见巴力的祭坛和亚舍拉的木偶,最终犯下了敬拜虚假偶像的罪恶。

南国犹大的玛拿西王更加严重。他甚至在耶和华的圣殿里为外邦神明筑坛,并把亚舍拉的雕像放在圣殿之中(王下21:3–7)。他竟然在分别出来敬拜神的地方设立偶像。丘坛上有偶像,连神的圣殿里也有偶像。本应敬拜神的百姓所居住的土地,就这样被偶像玷污了。百姓也跟随君王敬拜偶像,圣经见证说,他们所行的恶甚至超过了外邦列国。

偶像被除去、神的话语重新建立的土地

当敬畏神的君王兴起时,国家的景象就改变了。希西家王废去丘坛,毁坏柱像,砍下亚舍拉的木偶。甚至连摩西所造的铜蛇,因为百姓把它当作偶像来敬拜,他也将它打碎了(王下18:4)。

约西亚王做得更加彻底。当他听见在圣殿里发现的律法书上的话时,就撕裂衣服,表示悔改。他把为巴力和亚舍拉制造的一切器皿从圣殿里搬出来焚烧,并除去全国各地的丘坛和偶像(王下23章)。随后,他与百姓一同在耶和华面前守逾越节。

敬畏神的君王除去偶像,并重新恢复神的话语和对神的敬拜。原本向偶像献祭的地方,重新恢复了对神的敬拜。曾经被遗忘的神的话语再次被宣读,曾经停止遵守的神的节期也重新得以遵守。

当充满整个国家的事物改变时,百姓所看见、所听见的也随之改变。人的内心也是如此。一个人在心里设立什么,他内心的世界就会随之改变。

充满死亡的心

有些人用罪和死的律来装饰自己的内心,并生活在这样的世界里。

当这样的人漫步在自己的内心世界时,他在一条街上遇见罪。转到另一条街,定罪正在那里等候着他。来到广场,审判的恐惧耸立在那里;走进内心深处,死亡的阴影笼罩着一切。

望向这里,是死亡;望向那里,也是死亡。无论走到哪里,都找不到一丝盼望。

加略人犹大就是一个内心充满罪与死亡之念头的典型例子。

他以三十块银钱出卖耶稣之后,意识到自己出卖的是无辜之人的血,心中极其痛苦。于是,他想把那三十块银钱退还给祭司长和长老。但他们并不理会犹大的痛苦。犹大把银钱丢在圣殿里,出去之后便结束了自己的生命。

犹大认识到自己的罪,也为自己所做的事感到后悔,但赦免罪恶的神的恩典和得救的盼望,却没有在他的心中占据位置。当他漫步在自己的内心世界时,所遇见的只有定自己罪的念头。望向这里,看见的是自己的罪;望向那里,看见的是审判。他在任何地方都找不到安息,最终结束了自己的生命。

充满喜乐与赞美的心

然而,有些人的内心却被神充满恩典的话语丰丰富富地装饰着。

这样的人走在内心的一条街道上,遇见了这样的话语:

“如今,那些在基督耶稣里的就不定罪了。”(罗8:1)

当他注视这段话语时,就再次想起神使他脱离定罪的恩典。当他想到自己因着耶稣基督不再被定罪时,喜乐便从心灵深处涌现出来。

走到另一条街道,又有这样的话语在等候着他:

“惟有基督在我们还作罪人的时候为我们死,神的爱就在此向我们显明了。”(罗5:8)

站在这段话语面前,他想起神是何等爱他。当他想到基督不是在他成为义人的时候,而是在他仍是罪人的时候就为他死了,心中便因神的爱而深深感动。

他继续漫步在内心的世界里。这一次,另一段话语映入眼帘:

“我又赐给他们永生;他们永不灭亡,谁也不能从我手里把他们夺去。”(约10:28)

当他注视这段话语时,就感谢赐给他永生的耶稣。想到主的手正紧紧握住自己,他的心便得着平安。

走到另一个地方,他又遇见这样的话语:

“我总不撇下你,也不丢弃你。”(来13:5)

每当遇到困难时,他就仰望这段应许。虽然人可能离开他,世上的一切也可能改变,但当他想起神应许永不撇下、也不丢弃他时,就重新得着力量。

他漫步在自己的内心世界里,在这里遇见恩典,在那里遇见慈爱。在一条街道上享受罪得赦免的喜乐,在另一条街道上发现永生的盼望。

望向这里,有盼望;望向那里,有生命。

当把基督的道理丰丰富富地存在心里

使徒保罗对歌罗西教会的信徒说:

“又要叫基督的平安在你们心里作主。”(西3:15)

接着又说:

“当用各样的智慧,把基督的道理丰丰富富地存在心里。”(西3:16)

当基督的话语丰丰富富地住在我们心里时,我们就能借着这些话语享受神的恩典与慈爱。当信徒聚集在一起时,也能用同样的话语彼此教导、互相劝勉,共同分享神的恩典。

这样,基督的平安与感恩不仅充满每个人的内心,也充满整个教会群体。信徒们便会“用诗章、颂词、灵歌,彼此教导,互相劝戒,心被恩感,歌颂神”。

Recorriendo el mundo del corazón

Leamos Colosenses 3:15–16.

«Y la paz de Dios gobierne en vuestros corazones, a la cual asimismo sois llamados en un cuerpo; y sed agradecidos. La palabra de Cristo habite en vosotros en abundancia en toda sabiduría, enseñándoos y exhortándoos los unos a los otros con salmos e himnos y canciones espirituales, cantando con gracia en vuestros corazones al Señor».

Cada nación procura hacer de su país un lugar magnífico y hermoso. Las ciudades también buscan embellecerse plantando árboles en las calles, colocando esculturas en las plazas y añadiendo diversos adornos a los edificios. Lo mismo sucede con los hogares. Las personas cuelgan cuadros, colocan flores y llevan distintos objetos decorativos para embellecer las casas donde viven.

Sin embargo, existe otro mundo dentro de cada persona, un mundo invisible a los ojos. Es el mundo del corazón. Las personas adornan su corazón con toda clase de cosas. Y así como viven en las casas que han decorado, también viven dentro del mundo que han adornado en su propio corazón.

Una tierra contaminada por los ídolos

Cuando el apóstol Pablo llegó a Atenas, se indignó profundamente al ver que la ciudad estaba llena de ídolos (Hechos 17:16). Atenas era famosa por su filosofía, sus conocimientos y su arte, pero estaba llena de templos, altares y estatuas dedicados a numerosos dioses. Al caminar por las calles, las personas encontraban ídolos; al llegar a las plazas, encontraban ídolos; y al entrar en los templos, también encontraban ídolos. Lo que adornaba aquella ciudad eran precisamente los ídolos.

Encontramos algo semejante en la historia de Israel y Judá. Los reyes que se apartaron de Dios adoraron a Baal, levantaron imágenes de Asera y establecieron lugares altos donde el pueblo ofrecía sacrificios a los ídolos. Como resultado, la tierra del pueblo escogido por Dios quedó contaminada por la idolatría.

Acab, rey del reino del norte de Israel, se casó con Jezabel, hija del rey de Sidón. Después construyó un templo para Baal en Samaria, levantó un altar e incluso hizo una imagen de Asera (1 Reyes 16:31–33). El pueblo veía por todas partes los altares de Baal y las imágenes de Asera, y terminó cometiendo la maldad de adorar ídolos vanos.

Manasés, rey del reino del sur de Judá, fue todavía peor. Levantó altares para dioses extranjeros y colocó una imagen de Asera dentro del templo de Jehová (2 Reyes 21:3–7). Puso ídolos precisamente en el lugar que había sido apartado para adorar a Dios. Había ídolos en los lugares altos, y también los había dentro del templo de Dios. La tierra del pueblo que debía adorar a Dios quedó contaminada por los ídolos. El pueblo siguió a su rey en la idolatría, y la Escritura da testimonio de que cometieron males aún mayores que los de las naciones paganas.

Una tierra donde fueron quitados los ídolos y establecida la Palabra de Dios

Cuando surgieron reyes que temían a Dios, el aspecto de la nación cambió. El rey Ezequías quitó los lugares altos, quebró las columnas sagradas y cortó las imágenes de Asera. Incluso destruyó la serpiente de bronce que Moisés había hecho, porque el pueblo había comenzado a venerarla como un ídolo (2 Reyes 18:4).

El rey Josías fue aún más riguroso. Cuando escuchó las palabras del Libro de la Ley que había sido encontrado en el templo, rasgó sus vestidos en señal de arrepentimiento. Sacó del templo todos los objetos fabricados para Baal y Asera y los quemó. También eliminó los lugares altos y las imágenes de toda la nación (2 Reyes 23). Después celebró la Pascua delante de Jehová junto con el pueblo.

Los reyes que temían a Dios quitaron los ídolos y restauraron en su lugar la Palabra de Dios y la adoración. Donde antes se ofrecían sacrificios a los ídolos, se restauró la adoración a Dios. La Palabra de Dios, que había sido olvidada, volvió a leerse, y las fiestas del Señor, que habían dejado de celebrarse, fueron observadas nuevamente.

Cuando cambió aquello que llenaba la nación, también cambió lo que el pueblo veía y escuchaba. Lo mismo sucede con el corazón humano. El mundo del corazón cambia según aquello que una persona establece dentro de él.

Un corazón lleno de muerte

Hay personas que viven con su corazón adornado por la ley del pecado y de la muerte.

Cuando una persona así recorre el mundo de su corazón, encuentra el pecado en una calle. Al doblar por otra, la espera la condenación. En la plaza se levanta el temor al juicio, y en lo más profundo de su corazón se extiende la sombra de la muerte.

Mire hacia donde mire, encuentra muerte. Vaya hacia donde vaya, encuentra muerte. Por más que recorra aquel mundo, no consigue encontrar esperanza alguna.

Judas Iscariote es un ejemplo representativo de alguien cuyo corazón llegó a estar lleno de pensamientos de pecado y muerte.

Después de entregar a Jesús por treinta piezas de plata, comprendió que había entregado sangre inocente y sintió una profunda angustia. Por eso intentó devolver las treinta piezas de plata a los principales sacerdotes y a los ancianos. Pero ellos no prestaron atención a su sufrimiento. Judas arrojó las monedas en el templo, salió y se quitó la vida.

Judas reconoció su pecado y lamentó profundamente lo que había hecho, pero la gracia de Dios que perdona los pecados y la esperanza de salvación no encontraron lugar en su corazón. Al recorrer el mundo de su corazón, solo encontraba pensamientos que lo condenaban. Dondequiera que miraba, veía su pecado; dondequiera que se volvía, veía el juicio. Sin encontrar descanso en ningún lugar, finalmente se quitó la vida.

Un corazón lleno de gozo y alabanza

Sin embargo, hay personas cuyo corazón está abundantemente adornado con la Palabra llena de gracia de Dios.

Una persona así camina por una calle de su corazón y encuentra estas palabras:

«Ahora pues, ninguna condenación hay para los que están en Cristo Jesús» (Romanos 8:1).

Al contemplar estas palabras, recuerda nuevamente la gracia de Dios que la ha liberado de la condenación. Y en lo profundo de su corazón brota el gozo al comprender que, por medio de Jesucristo, ya no está bajo condenación.

Al caminar por otra calle, encuentra estas palabras que la esperan:

«Mas Dios encarece su caridad para con nosotros, porque siendo aún pecadores, Cristo murió por nosotros» (Romanos 5:8).

Al detenerse ante estas palabras, recuerda cuánto la ha amado Dios. Al pensar que Cristo murió por ella no cuando era justa, sino cuando todavía era pecadora, queda profundamente conmovida por el amor de Dios.

Continúa recorriendo el mundo de su corazón. Esta vez, otras palabras llaman su atención:

«Y yo les doy vida eterna y no perecerán para siempre, ni nadie las arrebatará de mi mano» (Juan 10:28).

Al contemplar estas palabras, da gracias a Jesús por haberle dado vida eterna. Y al pensar en la mano del Señor que la sostiene firmemente, encuentra paz.

Al caminar hacia otro lugar, encuentra estas palabras:

«No te desampararé, ni te dejaré» (Hebreos 13:5).

Cada vez que enfrenta dificultades, vuelve su mirada hacia esta promesa. Aunque las personas puedan abandonarla y todo en el mundo pueda cambiar, recupera las fuerzas al recordar que Dios ha prometido no dejarla ni desampararla.

Mientras recorre el mundo de su corazón, encuentra gracia aquí y amor allá. En una calle disfruta del gozo del perdón, y en otra descubre la esperanza de la vida eterna.

Mire hacia donde mire, hay esperanza. Vaya hacia donde vaya, hay vida.

La palabra de Cristo habite en vosotros en abundancia

El apóstol Pablo dijo a los creyentes de Colosas:

«Y la paz de Dios gobierne en vuestros corazones» (Colosenses 3:15).

Y continuó diciendo:

«La palabra de Cristo habite en vosotros en abundancia» (Colosenses 3:16).

Cuando la Palabra de Cristo habita abundantemente en nuestros corazones, disfrutamos de la gracia y del amor de Dios por medio de esa Palabra. Asimismo, cuando los creyentes se reúnen, se enseñan y exhortan unos a otros mediante la misma Palabra, compartiendo entre sí la gracia de Dios.

De este modo, la paz de Cristo y la gratitud abundan no solo en el corazón de cada persona, sino también en la comunidad de la iglesia. Y los creyentes llegan a alabar a Dios con «salmos e himnos y canciones espirituales, cantando con gracia en vuestros corazones al Señor».

Walking Through the World of the Heart

Let us read Colossians 3:15–16.

“And let the peace of God rule in your hearts, to the which also ye are called in one body; and be ye thankful. Let the word of Christ dwell in you richly in all wisdom; teaching and admonishing one another in psalms and hymns and spiritual songs, singing with grace in your hearts to the Lord.”

Every nation seeks to make its country splendid and beautiful. Cities also strive to become more beautiful by planting trees along their streets, placing sculptures in their squares, and adding various decorations to their buildings. The same is true of homes. People hang paintings, arrange flowers, and bring in various decorative objects to make their homes beautiful.

Yet there is another world within every person, a world invisible to the eye. It is the world of the heart. People decorate their hearts with various things. And just as they live in the homes they have decorated, they also live within the world they have decorated in their hearts.

A Land Filled with Idols

When the apostle Paul arrived in Athens, he was deeply troubled to see that the city was full of idols (Acts 17:16). Athens was famous for its philosophy, learning, and art, yet it was filled with temples, altars, and statues dedicated to numerous gods. People encountered idols as they walked through the streets, visited the squares, or entered the temples. Idols were what adorned the city.

We find something similar in the history of Israel and Judah. Kings who turned away from God worshiped Baal, erected Asherah poles, and established high places where people offered sacrifices to idols. As a result, the land of God’s chosen people was defiled by idolatry.

Ahab, king of northern Israel, married Jezebel, the daughter of the king of Sidon. He then built a temple for Baal in Samaria, erected an altar, and even made an Asherah pole (1 Kings 16:31–33). The people saw the altars and Asherah poles wherever they went, and eventually committed the evil of worshiping worthless idols.

Manasseh, king of southern Judah, went even further. He erected altars to foreign gods and placed an Asherah image inside the temple of the Lord (2 Kings 21:3–7). He established idols in the very place that had been set apart for the worship of God. There were idols at the high places, and there were idols even inside God’s temple. The land of a people who should have worshiped God was defiled by idols. The people followed their king in worshiping idols, and Scripture testifies that they committed even greater evil than the nations around them.

A Land Where Idols Were Removed and God’s Word Was Established

When kings who feared God arose, the landscape of the nation changed. King Hezekiah removed the high places, broke the sacred pillars, and cut down the Asherah poles. He even destroyed the bronze serpent that Moses had made because the people had begun worshiping it as an idol (2 Kings 18:4).

King Josiah went even further. When he heard the words of the Book of the Law discovered in the temple, he tore his clothes in repentance. He brought out of the temple all the objects made for Baal and Asherah and burned them. He also removed the high places and idols throughout the land (2 Kings 23). Then he celebrated the Passover before the Lord together with the people.

The kings who feared God removed the idols and restored God’s Word and worship in their place. Where sacrifices had been offered to idols, the worship of God was restored. God’s Word, which had been forgotten, was read again, and the feasts of the Lord, which had been neglected, were observed once more.

As the things that filled the nation changed, what the people saw and heard also changed. The human heart is much the same. The world within the heart changes according to what a person establishes there.

A Heart Filled with Death

Some people live with their hearts decorated by the law of sin and death.

When such a person walks through the world of his heart, he encounters sin on one street. When he turns onto another street, condemnation awaits him. In the square stands the fear of judgment, and deep within his heart lies the shadow of death.

Wherever he looks, there is death. Wherever he turns, there is death. No matter where he walks, he cannot find any hope.

Judas Iscariot is a representative example of someone whose heart became filled with thoughts of sin and death.

After betraying Jesus for thirty pieces of silver, he realized that he had betrayed innocent blood and was deeply distressed. He therefore tried to return the thirty pieces of silver to the chief priests and elders. But they paid no attention to his suffering. Judas threw the silver into the temple, went away, and took his own life.

Judas recognized his sin and regretted what he had done, but the grace of God that forgives sin and the hope of salvation found no place in his heart. As he walked through the world of his heart, he encountered only thoughts that condemned him. Wherever he looked, he saw his sin; wherever he turned, he saw judgment. Unable to find rest anywhere, he finally took his own life.

A Heart Filled with Joy and Praise

But there are people whose hearts are richly adorned with the gracious Word of God.

Such a person walks along a street in his heart and encounters these words:

“There is therefore now no condemnation to them which are in Christ Jesus” (Romans 8:1).

As he looks upon these words, he remembers once again the grace of God that has set him free from condemnation. And deep within his heart, joy arises as he realizes that through Jesus Christ he is no longer under condemnation.

Walking down another street, he finds these words waiting for him:

“But God commendeth his love toward us, in that, while we were yet sinners, Christ died for us” (Romans 5:8).

Standing before these words, he remembers how deeply God has loved him. As he considers that Christ died for him not when he was righteous, but while he was still a sinner, he is overwhelmed by the love of God.

He continues walking through the world of his heart. This time, another passage catches his eye:

“And I give unto them eternal life; and they shall never perish, neither shall any man pluck them out of my hand” (John 10:28).

As he looks upon these words, he gives thanks to Jesus, who has given him eternal life. And as he thinks of the Lord’s hand holding him securely, he finds peace.

Walking to another place, he encounters these words:

“I will never leave thee, nor forsake thee” (Hebrews 13:5).

Whenever he faces difficulties, he looks to this promise. Although people may leave him and everything in the world may change, he gains strength again as he remembers God’s promise never to leave or forsake him.

As he walks through the world of his heart, he encounters grace here and love there. On one street, he enjoys the joy of forgiveness; on another, he discovers the hope of eternal life.

Wherever he looks, there is hope. Wherever he turns, there is life.

Let the Word of Christ Dwell in You Richly

The apostle Paul said to the believers in Colossae:

“And let the peace of God rule in your hearts” (Colossians 3:15).

And he continued:

“Let the word of Christ dwell in you richly” (Colossians 3:16).

When the Word of Christ dwells richly in our hearts, we experience God’s grace and love through that Word. And when believers gather together, they teach and admonish one another through the same Word, sharing the grace of God with one another.

Thus, the peace of Christ and thanksgiving come to abound not only in individual hearts but also within the community of the church. And believers come to praise God with “psalms and hymns and spiritual songs, singing with grace in your hearts to the Lord.”

마음의 세계를 거닐며

골로새서 3장 15절, 16절을 읽겠습니다.

“그리스도의 평강이 너희 마음을 주장하게 하라 평강을 위하여 너희가 한 몸으로 부르심을 받았나니 또한 너희는 감사하는 자가 되라 그리스도의 말씀이 너희 속에 풍성히 거하여 모든 지혜로 피차 가르치며 권면하고 시와 찬미와 신령한 노래를 부르며 마음에 감사함으로 하나님을 찬양하고”

나라마다 자기 나라를 훌륭하고 멋지게 가꾸려 합니다. 도시들도 아름다워지려고 거리에는 나무를 심고, 광장에는 조형물을 세우며, 건물마다 갖가지 장식을 더합니다. 가정도 마찬가지입니다. 사람들은 자기가 사는 집을 예쁘게 꾸미려고 그림을 걸고, 꽃을 놓고, 여러 장식품을 들여놓습니다.

그런데 사람에게는 눈에 보이지 않는 또 하나의 세계가 있습니다. 바로 마음의 세계입니다. 사람들은 이런저런 것들로 자기 마음을 꾸밉니다. 그리고 자기가 꾸며 놓은 집에서 살아가듯, 자기가 꾸며 놓은 마음의 세계 안에서 살아갑니다.

우상으로 물든 땅

사도 바울이 아덴(아테네)에 이르렀을 때, 그는 그 성에 우상이 가득한 것을 보고 마음에 격분했습니다(행 17:16). 아테네는 철학과 학문과 예술로 유명한 도시였지만, 그곳에는 수많은 신을 섬기는 신전과 제단과 신상이 가득했습니다. 거리를 걸어도 우상을 만나고, 광장에 가도 우상을 만나고, 신전에 가도 우상을 만났습니다. 그 도시를 장식하고 있는 것이 곧 우상이었기 때문입니다.

이스라엘과 유다의 역사에서도 비슷한 모습을 볼 수 있습니다. 하나님을 떠난 왕들은 바알을 섬기고 아세라 목상을 세웠으며, 산당을 만들어 우상에게 제사하게 했습니다. 그 결과 하나님께서 택하신 백성의 땅이 우상 숭배로 더럽혀졌습니다.

북이스라엘의 아합 왕은 시돈 왕의 딸 이세벨과 결혼한 뒤, 사마리아에 바알의 신전을 짓고 제단을 쌓았으며 아세라 목상까지 만들었습니다(왕상 16:31-33). 백성은 어디를 가나 바알의 제단과 목상을 보았고, 결국 헛된 우상을 섬기는 악을 행했습니다.

남유다의 므낫세 왕은 더욱 심했습니다. 그는 여호와의 성전 안에까지 이방 신들을 위한 제단을 세우고 아세라 목상을 두었습니다(왕하 21:3–7). 하나님을 예배하라고 구별해 놓은 바로 그 자리에 우상을 세운 것입니다. 산당에도 우상이 있었고, 하나님의 성전 안에도 우상이 있었습니다. 하나님을 섬겨야 할 백성의 땅이 우상으로 더럽혀진 것입니다. 백성도 왕을 따라 우상을 섬겼고, 성경은 그들이 이방 민족들보다 더욱 악을 행했다고 증언합니다.

우상이 제거되고 하나님의 말씀이 세워진 땅

하나님을 경외하는 왕이 일어나자 나라의 풍경이 달라졌습니다. 히스기야 왕은 산당을 제거하고 주상을 깨뜨리며 아세라 목상을 찍었습니다. 심지어 모세가 만들었던 놋뱀조차 백성이 우상처럼 섬기자 부숴 버렸습니다(왕하 18:4).

요시야 왕은 더욱 철저했습니다. 성전에서 발견된 율법책의 말씀을 듣고 옷을 찢으며 회개한 그는 바알과 아세라를 위해 만든 모든 기구를 성전에서 끌어내어 불살랐고, 온 나라에 있던 산당과 신상들을 제거했습니다(왕하 23장). 그리고 백성과 함께 여호와 앞에서 유월절을 지켰습니다.

하나님을 경외하는 왕들은 우상을 제거하고 그 자리에 하나님의 말씀과 예배를 다시 세웠습니다. 우상에게 제사하던 자리에 하나님을 예배하는 일이 회복되고, 잊혔던 하나님의 말씀이 다시 읽히며, 지키지 않던 하나님의 절기가 지켜졌습니다.

나라를 가득 채우고 있던 것들이 달라지자 백성들이 바라보고 듣는 것도 달라졌습니다. 사람의 마음도 이와 같습니다. 마음속에 무엇을 세워 놓느냐에 따라 그 마음의 세계가 달라집니다.

사망으로 가득한 마음

어떤 사람은 자기 마음을 죄와 사망의 법으로 꾸며 놓고 살아갑니다.

그 사람이 자기 마음의 세계를 거닐면 한 거리에서는 죄를 만납니다. 다른 거리로 돌아서면 정죄가 기다리고 있습니다. 광장에 나가면 심판의 두려움이 서 있고, 마음 깊은 곳으로 들어가면 사망의 그림자가 드리워져 있습니다.

이곳을 바라보아도 사망이요, 저곳을 바라보아도 사망입니다. 어느 곳을 거닐어도 소망이라고는 찾아볼 수 없습니다.

가룟 유다는 자기 마음이 죄와 사망의 생각으로 가득하게 된 대표적인 사람입니다.

그는 예수님을 은 삼십에 팔아넘긴 뒤 자신이 무죄한 피를 팔았다는 사실을 깨닫고 몹시 괴로워했습니다. 그래서 은 삼십을 대제사장들과 장로들에게 돌려주려고 했습니다. 그러나 그들은 유다의 고통을 돌아보지 않았습니다. 유다는 은을 성소에 던져 넣고 나가서 스스로 목숨을 끊었습니다.

유다는 자기 죄를 깨닫고 후회했지만, 그 마음에는 죄를 용서하시는 하나님의 은혜와 구원의 소망이 자리 잡지 못했습니다. 자기 마음의 세계를 거닐어도 자기를 정죄하는 생각뿐이었습니다. 이곳을 바라보아도 죄가 보이고, 저곳을 바라보아도 심판이 보였습니다. 어느 곳에서도 안식을 얻지 못한 그는 결국 스스로 목숨을 끊고 말았습니다.

기쁨과 찬양으로 가득한 마음

그러나 어떤 사람의 마음은 하나님의 은혜로운 말씀으로 가득 장식되어 있습니다.

그는 마음의 한 거리를 걷다가 이런 말씀을 만납니다.

“그러므로 이제 그리스도 예수 안에 있는 자에게는 결코 정죄함이 없나니”(롬 8:1)

그는 이 말씀을 바라보면서 자신을 정죄에서 해방하신 하나님의 은혜를 다시 생각합니다. 그리고 예수 그리스도로 말미암아 정죄함이 없다는 사실에 마음 깊은 곳에서 기쁨이 일어납니다.

다른 거리로 걸어가면 또 이런 말씀이 기다리고 있습니다.

“우리가 아직 죄인 되었을 때에 그리스도께서 우리를 위하여 죽으심으로 하나님께서 우리에게 대한 자기의 사랑을 확증하셨느니라”(롬 5:8)

그 말씀 앞에 서면 하나님께서 자기를 얼마나 사랑하셨는지가 떠오릅니다. 자신이 의로웠을 때가 아니라 아직 죄인이었을 때 그리스도께서 자기를 위해 죽으셨다는 사실을 생각하면서 하나님의 사랑에 감격합니다.

그는 다시 마음의 세계를 거닙니다. 이번에는 이런 말씀이 눈에 들어옵니다.

“내가 저희에게 영생을 주노니 영원히 멸망치 아니할 터이요 또 저희를 내 손에서 빼앗을 자가 없느니라”(요 10:28)

이 말씀을 바라보면서 영원한 생명을 주신 예수님께 감사합니다. 그리고 자신을 붙들고 계시는 주님의 손을 생각하며 평안을 얻습니다.

또 다른 곳으로 걸어가면 이런 말씀이 있습니다.

“내가 과연 너희를 버리지 아니하고 과연 너희를 떠나지 아니하리라”(히 13:5)

그는 어려운 일을 만날 때마다 이 말씀을 바라봅니다. 비록 사람들은 자기를 떠날 수 있고 세상의 모든 것이 변할 수 있지만, 하나님께서는 자기를 버리지도 떠나지도 않으신다는 약속을 생각하면서 다시 힘을 얻습니다.

그는 자기 마음의 세계를 거닐면서 이곳에서는 은혜를 만나고, 저곳에서는 사랑을 만납니다. 한 거리에서는 용서의 기쁨을 누리고, 다른 거리에서는 영생의 소망을 발견합니다.

이곳을 바라보아도 소망이 있고, 저곳을 바라보아도 생명이 있습니다.

그리스도의 말씀이 너희 속에 풍성히 거하여

사도 바울은 골로새 교회 성도들에게 이렇게 말씀했습니다.

“그리스도의 평강이 너희 마음을 주장하게 하라”(골 3:15)

그리고 이어서 말씀합니다.

“그리스도의 말씀이 너희 속에 풍성히 거하여”(골 3:16)

그리스도의 말씀이 우리 마음에 풍성히 거하면, 우리는 그 말씀을 통해 하나님의 은혜와 사랑을 누리게 됩니다. 또한 성도들이 함께 모였을 때에도 그 말씀으로 서로 가르치고 권면하며, 하나님의 은혜를 함께 나누게 됩니다.

그리하여 개인의 마음뿐 아니라 교회 공동체 안에도 그리스도의 평강과 감사가 넘치게 되고, 성도들은 “시와 찬미와 신령한 노래를 부르며 마음에 감사함으로 하나님을 찬양”하게 됩니다.

Psaume 8

Dieu manifeste sa gloire par la bouche des petits, comme les enfants, et accomplit, par Jésus-Christ qui s’est abaissé, la gloire et l’honneur qu’il voulait accorder à l’humanité.

Le Psaume 8 célèbre la grâce de Dieu, qui pense à l’homme, si petit devant l’immensité de l’univers, et prend soin de lui. Le Nouveau Testament montre comment cette parole trouve son plein accomplissement en Jésus-Christ.

La louange des enfants

Lorsque Jésus entra dans Jérusalem, monté sur un ânon, les gens s’écrièrent :

« Hosanna au Fils de David ! »

Ces paroles exprimaient cette supplication : « Ô Roi promis à David, sauve-nous ! »

Même après l’entrée de Jésus dans le temple, les enfants continuaient à crier :

« Hosanna au Fils de David ! »

En entendant ces cris, les principaux sacrificateurs et les scribes furent indignés.

Jésus leur dit alors :

« N’avez-vous jamais lu ces paroles : Tu as tiré des louanges de la bouche des enfants et de ceux qui sont à la mamelle ? » (Matthieu 21:16).

Jésus cita directement le Psaume 8:2.

Cela montre que l’œuvre par laquelle Dieu manifeste sa puissance et sa gloire à travers la bouche des petits et des humbles s’accomplissait en Jésus.

Jean-Baptiste avait également déclaré aux pharisiens et aux sadducéens :

« Et ne prétendez pas dire en vous-mêmes : Nous avons Abraham pour père ! Car je vous déclare que de ces pierres-ci Dieu peut susciter des enfants à Abraham » (Matthieu 3:9).

Dieu est capable de susciter des descendants d’Abraham à partir de pierres.

Il n’est donc pas étonnant que ce même Dieu ait fait louer, par la bouche des enfants, Jésus venu comme Fils de David.

Au contraire, sa puissance s’en est trouvée manifestée encore plus clairement.

Ton nom est magnifique sur toute la terre

David commence son psaume par ces paroles :

David contemple la gloire de Dieu manifestée sur toute la terre et dans les cieux, et il le loue.

Toute la création de Dieu révèle la puissance et la divinité du Créateur.

La Bible déclare également :

« En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages » (Romains 1:20).

Cependant, la gloire de Dieu ne se manifeste pas uniquement dans le monde créé.

Dieu a révélé son amour et son salut d’une manière encore plus claire par Jésus-Christ.

Ainsi, la louange de David, « Que ton nom est magnifique sur toute la terre ! », nous fait penser à la gloire et au salut de Dieu manifestés dans le monde entier par Jésus-Christ.

Qu’est-ce que l’homme ?

En contemplant le ciel nocturne, David pose une question étonnante.

Devant l’immensité des cieux, de la lune et des étoiles, l’homme paraît infiniment petit.

Pourtant, le Dieu qui a créé toutes ces choses pense à cet être si petit et prend soin de lui.

Dieu créa d’abord les cieux, la terre, la mer et tous les êtres vivants, puis il créa l’homme.

De même qu’une mère prépare à l’avance tout ce dont son enfant aura besoin avant sa naissance, Dieu avait préparé tout ce qui était nécessaire à la vie de l’homme avant de le créer.

C’est pourquoi David s’émerveille :

« Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui ? »

Mais les soins de Dieu envers l’humanité ne s’arrêtent pas là.

Même après que l’homme eut péché et se fut éloigné de Dieu, Dieu ne l’abandonna pas. Au contraire, il envoya son Fils unique dans le monde pour sauver les pécheurs.

Le Dieu qui a créé les cieux, la lune et les étoiles ne s’est pas seulement souvenu de l’homme, qui n’est que poussière, mais il a aussi envoyé son Fils pour sauver l’humanité pécheresse.

C’est par ce Fils que l’amour de Dieu envers les hommes a été manifesté de la manière la plus claire.

Celui sous les pieds duquel toutes choses ont été soumises

David célèbre ensuite la gloire et l’honneur que Dieu a accordés à l’homme.

Ces paroles désignent d’abord la position et la mission que Dieu a confiées à l’homme qu’il avait créé.

Dieu créa l’homme et la femme à son image, les bénit et leur dit :

« Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l’assujettissez ; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre » (Genèse 1:28).

Dieu accorda à l’homme la gloire et l’honneur, et lui confia la domination sur le monde qu’il avait créé.

Mais l’homme pécha.

Le péché entra dans le monde, et la mort entra avec lui.

À cause de cela, l’homme ne put plus jouir pleinement de la gloire et de l’honneur que Dieu lui avait accordés.

Cependant, Jésus, qui existait en forme de Dieu, n’a pas regardé son égalité avec Dieu comme une proie à arracher. Au contraire, il s’est dépouillé lui-même en prenant une forme de serviteur et en devenant semblable aux hommes.

Puis il obéit à Dieu jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.

C’est pourquoi Dieu éleva souverainement Jésus, lui donna le nom qui est au-dessus de tout nom et le couronna de gloire et d’honneur.

L’épître aux Hébreux applique les paroles du Psaume 8 à Jésus en déclarant :

« Mais celui qui a été abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, Jésus, nous le voyons couronné de gloire et d’honneur à cause de la mort qu’il a soufferte » (Hébreux 2:9).

Éphésiens 1:22 déclare également :

« Il a tout mis sous ses pieds, et il l’a donné pour chef suprême à l’Église » (Éphésiens 1:22).

La gloire reçue avec Christ

Cependant, cette gloire ne s’arrête pas à Jésus.

Jésus sauve son peuple et le fait participer à sa propre gloire.

C’est pourquoi la Bible déclare :

« Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être glorifiés avec lui » (Romains 8:17).

Ceux qui appartiennent à Jésus deviennent cohéritiers avec lui et participent, par grâce, à la gloire qu’il a accomplie.

De nouveau, la louange

Ainsi, le Psaume 8 se termine par la même louange avec laquelle il avait commencé.

Lorsque nous pensons au Dieu qui se souvient de l’homme infiniment petit devant l’immensité de l’univers, au Dieu qui n’a pas abandonné l’humanité pécheresse mais a envoyé son Fils unique, au Dieu qui a couronné de gloire et d’honneur Jésus, après les souffrances de la mort, et a soumis toutes choses sous ses pieds, et au Dieu qui nous fait, nous aussi, participer à cette gloire en Christ, nous ne pouvons nous empêcher de le louer avec David.

La louange qui retentissait dans le temple de Jérusalem par la bouche des enfants se poursuit désormais sur nos lèvres, à nous qui avons été sauvés par Jésus-Christ.

Psaume 7

Un agneau devant un lion (versets 1–2)

Le sens exact du terme Schiggaïon n’est pas connu.

On le comprend généralement comme « un chant exprimant la tristesse, la colère et des émotions intenses », ou encore comme « une complainte chantée dans l’errance ».

Nous ne savons pas non plus avec certitude qui était Cusch, le Benjamite.

Cependant, le titre du psaume nous permet de comprendre que David traversait des difficultés liées aux paroles de Cusch et que plusieurs personnes le poursuivaient.

Dans cette situation, David cherche refuge auprès de Dieu et lui demande de le sauver de tous ceux qui le poursuivent.

Il craint que, si Dieu ne le délivre pas, ses ennemis ne le déchirent comme un lion.

Le fait que David compare ses poursuivants à des lions nous permet d’imaginer à quel point ils étaient violents et menaçants.

Pour David, le lion représentait un danger redoutable.

Lorsqu’il gardait les brebis, il lui était arrivé qu’un lion ou un ours vienne enlever un agneau du troupeau.

David l’avait alors poursuivi, frappé et avait arraché l’agneau de sa gueule (1 Samuel 17:34–35).

Il savait parfaitement que, s’il ne délivrait pas l’agneau, celui-ci serait inévitablement déchiré et dévoré par le lion.

Mais maintenant, c’était David lui-même qui se trouvait dans la situation d’un agneau devant un lion.

Il craignait que, si Dieu ne le sauvait pas, il ne soit lui aussi déchiré par ceux qui le poursuivaient.

L’innocence proclamée devant Dieu et Jésus-Christ (versets 3–5)

David proclama son innocence devant Dieu.

David était prêt à engager sa propre vie pour affirmer devant Dieu son innocence dans cette affaire liée aux paroles de Cusch.

Il exposait à Dieu l’injustice qu’il subissait, étant calomnié et poursuivi.

Cela nous fait penser à Jésus, qui subit une injustice incomparablement plus grande que celle de David.

Il n’y avait aucune injustice en Jésus, et il était parfaitement saint.

Pourtant, les hommes l’accusèrent faussement et le présentèrent comme un criminel méritant la mort.

La veille de sa crucifixion, alors qu’il passait ses derniers moments avec ses disciples, Jésus leur déclara :

« Celui qui me hait, hait aussi mon Père. Si je n’avais pas fait parmi eux des œuvres que nul autre n’a faites, ils n’auraient pas de péché ; mais maintenant ils les ont vues, et ils ont haï et moi et mon Père. Mais cela est arrivé afin que s’accomplît la parole qui est écrite dans leur loi : Ils m’ont haï sans cause » (Jean 15:23–25).

Ainsi, ceux qui appartiennent au mal haïssent les justes et s’opposent à eux sans raison.

Dieu, le juste Juge (versets 6–10)

David demanda à Dieu de se lever comme juge et de rendre justice dans son affaire.

David croyait que Dieu était le juste Juge de tous les peuples. C’est pourquoi il le supplia de juger son affaire.

David demanda à Dieu de le juger selon sa justice et son intégrité.

Le mot « intégrité » correspond ici au terme hébreu tom, qui signifie « intégrité », « sincérité » ou « absence de duplicité ».

Il ne s’agit pas tant pour David d’affirmer qu’il n’a jamais commis aucun péché que de demander à Dieu de reconnaître son innocence dans l’affaire précise qu’il présente devant lui.

David pria ensuite pour que Dieu, qui connaît le cœur de tous les hommes, mette fin à la méchanceté des méchants et affermisse les justes.

Nous pouvons voir que Dieu a accompli cette parole de manière ultime en Jésus.

Par la croix, Jésus a écrasé la tête du serpent, et Dieu, en ressuscitant Jésus que les hommes avaient mis à mort, a manifesté qu’il était juste.

C’est pourquoi David confesse que Dieu est son bouclier.

David ne se contente pas de dire que Dieu est son bouclier.

Il affirme que le caractère même de Dieu et sa manière d’agir, en tant que celui qui sauve les hommes au cœur droit, constituent son bouclier.

Ainsi, même lorsque les circonstances étaient incertaines, il pouvait demeurer ferme en s’appuyant sur le caractère immuable de Dieu.

Cependant, Dieu n’est pas seulement un bouclier qui sauve ceux dont le cœur est droit. Il est également le juste Juge qui condamne le mal.

Le jugement qui laisse place à la repentance (versets 11–13)

Dieu n’est pas quelqu’un qui voit le mal et passe son chemin comme si de rien n’était.

Parce qu’il est juste, Dieu hait le mal et manifeste sa colère contre lui.

Mais les paroles auxquelles nous devons prêter particulièrement attention sont : « Si le méchant ne se convertit pas. »

Bien que le jugement de Dieu soit certainement préparé, le chemin du retour demeure ouvert au méchant.

Dieu ne prend pas plaisir à la mort du méchant.

Dans le livre d’Ézéchiel, Dieu déclare :

« Dis-leur : Je suis vivant ! dit le Seigneur, l’Éternel, ce que je désire, ce n’est pas que le méchant meure, c’est qu’il change de conduite et qu’il vive. Revenez, revenez de votre mauvaise voie ; et pourquoi mourriez-vous, maison d’Israël ? » (Ézéchiel 33:11).

Ainsi, l’avertissement du jugement divin contient également un appel à la repentance adressé aux méchants.

Si le méchant ne se détourne pas de sa mauvaise voie, il ne pourra échapper au jugement de Dieu. Mais Dieu lui demande de se détourner du mal afin de vivre.

Le même Dieu est un bouclier pour ceux dont le cœur est droit, mais il devient le Juge de ceux qui persistent dans le mal sans se repentir.

Cependant, Dieu ne prend pas plaisir à voir les hommes périr. Il veut qu’ils soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité (1 Timothée 2:4).

David décrit maintenant ce qui arrive finalement à celui qui pratique le mal.

La destruction du méchant par son propre mal et la victoire de la croix (versets 14–17)

David décrit le processus par lequel le mal prend naissance et se développe à travers l’image de la conception et de l’enfantement.

Le méchant porte le péché en lui, conçoit le mal et finit par enfanter le mensonge.

Le mal ne surgit pas soudainement sans aucun processus. Il est conçu dans le cœur de l’homme, s’y développe, puis se manifeste finalement par des actes.

Cela rejoint également les paroles de l’épître de Jacques :

« Puis la convoitise, lorsqu’elle a conçu, enfante le péché ; et le péché, étant consommé, produit la mort » (Jacques 1:15).

Mais la fosse que le méchant a creusée pour faire tomber autrui devient finalement le piège dans lequel il tombe lui-même.

Le mal qu’il a préparé retombe sur sa propre tête, et la violence qu’il voulait infliger aux autres redescend sur son propre front.

C’est ce qui arriva à Haman, qui fut finalement pendu au bois qu’il avait fait préparer pour Mardochée (Esther 7:9–10).

Ce qu’il avait préparé pour faire mourir un autre homme provoqua finalement sa propre mort.

Ce principe apparaît de la manière la plus saisissante à la croix.

Satan poussa les hommes à livrer à la mort Jésus, qui était sans péché, et il a probablement pensé avoir remporté la victoire en le faisant mourir.

Mais c’est précisément par cette croix que la puissance du péché et de la mort fut brisée et que les œuvres du diable furent détruites.

Là même où le mal semblait avoir triomphé, sa puissance fut au contraire vaincue.

C’est pourquoi David pouvait, même dans une situation injuste, renoncer à se venger lui-même et remettre son jugement entre les mains de Dieu.

Il croyait que le juste Juge était son bouclier et que le mal des méchants finirait par retomber sur leur propre tête.

Ainsi, David termine ce psaume, qui avait commencé par le récit de l’injustice qu’il subissait, en louant la justice de Dieu.

Psaume 6

David se trouve dans une grande souffrance.

Le texte ne permet pas de déterminer avec certitude s’il souffre d’une maladie physique.

Cependant, il semble évident qu’il considère cette souffrance comme liée au châtiment de Dieu.

C’est pourquoi il demande à Dieu, même s’il doit être corrigé, de ne pas le châtier dans sa colère et sa fureur.

Lorsque Dieu manifeste sa colère, personne ne peut rester sans trembler dans son âme et jusque dans ses os devant une telle terreur.

En contemplant le jugement de Dieu qui frappe les méchants, le psalmiste a déclaré :

« Ma chair frissonne de l’effroi que tu m’inspires, et je crains tes jugements » (Psaume 119:120).

Celui qui ne reçoit pas Jésus-Christ devrait trembler d’une grande crainte.

Car au jour du jugement de Dieu, il n’y aura plus de miséricorde à trouver, mais seulement l’attente terrible d’un feu ardent qui dévorera les adversaires (Hébreux 10:27).

Dieu lui-même déclare :

« Ne me craindrez-vous pas, dit l’Éternel, ne tremblerez-vous pas devant moi ? » (Jérémie 5:22).

Délivre mon âme

Connaissant la terreur de la colère de Dieu, David le supplie de le corriger, mais de ne pas le faire dans sa fureur.

Puis, au milieu de ses souffrances, il crie vers Dieu pour lui demander de le sauver.

David en appelle uniquement à la miséricorde de Dieu.

Car celui qui redoute le châtiment ne peut s’attacher qu’à la compassion divine.

De plus, sachant que s’il mourait, il ne pourrait plus se souvenir de Dieu ni le louer sur cette terre, il le supplie avec larmes de lui conserver la vie.

Les grands cris et les larmes de Jésus

David versait des larmes chaque nuit au milieu de son péché et de ses souffrances.

Mais au-delà de ses larmes se dessine l’image de Jésus-Christ, qui a pleuré à cause des péchés des hommes et du jugement qui devait s’abattre sur eux.

La Bible déclare :

« C’est lui qui, dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété » (Hébreux 5:7).

David priait avec larmes pour être délivré de la mort, mais Jésus priait avec de grands cris et avec larmes afin de délivrer les pécheurs de la mort.

David avait tant pleuré et tant souffert d’inquiétude que ses yeux eux-mêmes s’étaient affaiblis.

Cette image de David nous rappelle les paroles que Jésus adressa à ses disciples à Gethsémané :

« Mon âme est triste jusqu’à la mort » (Matthieu 26:38).

L’Éternel a entendu la voix de mes larmes

La confession de David, jusque-là remplie de larmes et de gémissements, change soudainement.

Le texte ne dit pas que la situation de David avait déjà changé.

Pourtant, un changement extraordinaire s’était produit en lui.

Il avait acquis la certitude que Dieu avait entendu ses pleurs et ses supplications.

Cette conviction lui donna du courage.

Cette scène nous rappelle Jésus-Christ, qui, avant la croix, adressa à Dieu des supplications avec de grands cris et avec larmes.

La Bible témoigne que sa prière fut « exaucée » (Hébreux 5:7).

Désormais convaincu que le Dieu qui entendait ses prières était de son côté, David s’écria avec assurance à l’adresse de ses adversaires :

« Éloignez-vous de moi, vous tous qui faites le mal ! »

Ce cri nous rappelle les paroles que Jésus adressera, au jour du jugement, à ceux qui commettent l’iniquité :

« Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité » (Matthieu 7:23).

Ils reculeront couverts de honte

David croyait que ceux qui s’opposaient à lui finiraient par reculer devant Dieu.

Au commencement, ce sont les os et l’âme de David qui tremblaient.

Mais maintenant, ce sont tous ses ennemis qui sont saisis de tremblement et couverts de honte.

De plus, le mot « soudain » montre que le jugement et la réponse de Dieu peuvent survenir en un instant.

Les larmes de David avaient duré longtemps, mais la réponse de Dieu arriva soudainement.

Lorsque Jésus fut crucifié, ses adversaires pensaient également avoir remporté la victoire.

Les hommes se moquaient de Jésus, ses disciples s’étaient dispersés, et finalement Jésus mourut.

Mais ce n’était pas la fin.

Dieu ressuscita Jésus d’entre les morts.

La croix, que les hommes considéraient comme une défaite, devint au contraire le moyen de salut par lequel Dieu vainquit le péché et la mort.

Au dernier jour, tous les ennemis devront se soumettre devant Jésus.

« C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père » (Philippiens 2:9–11).

Psaume 5

Dans un monde où la justice fait défaut, les jugements sont souvent rendus de manière injuste, et beaucoup de personnes subissent des torts et des souffrances immérités.

Mais Dieu est juste et ne fait aucune distinction selon l’apparence des hommes. Il ne favorise pas les personnes de haut rang et ne méprise pas celles de condition modeste. Dieu juge uniquement selon sa propre loi, qui est juste.

C’est devant ce Dieu que David prie : « Écoute mes gémissements. »

Le terme traduit ici par « gémissements » englobe les pensées et les méditations du cœur, ainsi que les soupirs intérieurs que les paroles ne peuvent pleinement exprimer.

David ne demandait donc pas simplement à Dieu d’écouter les mots qu’il prononçait, mais de sonder jusqu’aux profondeurs de son cœur.

S’il pouvait prier ainsi, c’est parce qu’il remettait sans rien cacher son cœur et sa situation au jugement de Dieu.

Les hommes ne peuvent juger que d’après ce qui est visible, mais Dieu connaît même le cœur de l’homme.

Ainsi, plutôt que de chercher à faire reconnaître sa justice par les hommes, David s’approcha du Dieu qui juge avec justice et le supplia d’examiner son cœur.

Dès le matin, tu entends ma voix

David commençait sa journée en présentant sa prière devant Dieu.

Contrairement au soir, le matin est le moment où le soleil se lève.

Si nous rapprochons cette image de Jésus, qui est la lumière, la prière du matin devient encore plus remplie d’espérance.

Jésus a déclaré :

« Et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai » (Jean 14:13–14).

David croyait que Dieu entendrait sa prière.

C’est pourquoi il dit : « Je me tourne vers toi, et je regarde. »

Le mot hébreu traduit ici par « je regarde » est va’atzappeh (וַאֲצַפֶּה), qui signifie « regarder », « observer » ou « attendre ».

David attendait en observant comment Dieu agirait en réponse à sa prière.

Le mal ne peut demeurer auprès de toi

Certaines personnes pensent que, puisque Dieu est amour, il permet tout.

Mais il n’en est pas ainsi.

1 Corinthiens 13:6 déclare clairement que l’amour « ne se réjouit point de l’injustice ».

L’amour de Dieu n’est pas un amour qui tolère le péché et l’injustice.

Dieu est infiniment saint et ne prend donc aucun plaisir au mal.

C’est pourquoi le mal ne peut demeurer auprès de lui et les orgueilleux ne peuvent subsister en sa présence.

La Bible déclare :

« Reconnais et vois que c’est une chose mauvaise et amère d’abandonner l’Éternel, ton Dieu, et de n’avoir de moi aucune crainte » (Jérémie 2:19).

En effet, le mal de l’homme prend fondamentalement sa source dans l’abandon de Dieu et dans l’absence de crainte envers lui.

Jésus a dit du diable :

« Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui […] il est menteur et le père du mensonge » (Jean 8:44).

Nous voyons ici que le mensonge et le meurtre ne sont pas sans rapport l’un avec l’autre.

L’homme qui s’est éloigné de Dieu suit les mensonges du diable, père du mensonge. Il s’oppose à Dieu, trompe les autres et finit même par porter atteinte à la vie.

Et celui qui suit le mensonge en vient finalement à rejeter la vérité de Dieu.

1 Jean 2:22 déclare :

« Qui est menteur, sinon celui qui nie que Jésus est le Christ ? »

Nier le Christ envoyé par Dieu constitue l’un des mensonges les plus fondamentaux.

Ainsi, lorsque la Bible dit que Dieu hait ceux qui commettent le mal, les menteurs, les hommes de sang et les trompeurs, cela ne contredit pas son amour.

Au contraire, c’est précisément parce que Dieu est véritablement saint et juste qu’il hait le mal.

Mais moi, par ta grande miséricorde

Précédemment, David avait déclaré que le mal ne pouvait demeurer auprès de Dieu et que les orgueilleux ne pouvaient subsister devant lui.

Mais alors, comment David, qui était lui-même pécheur, pouvait-il s’approcher de Dieu ?

David ne disait pas qu’il pouvait s’approcher de Dieu parce qu’il était plus juste que les autres.

Au contraire, il déclarait :

« Mais moi, par ta grande miséricorde, je vais à ta maison. »

Ce qui permettait à David de s’approcher de Dieu n’était pas sa propre justice, mais la grande miséricorde de Dieu.

Le mot hébreu traduit ici par « miséricorde » est hesed (חֶסֶד).

Ce terme contient les notions d’amour, de compassion et de fidélité.

David ne s’approchait pas de Dieu parce qu’il estimait être digne de se tenir devant lui, mais parce qu’il se confiait dans l’immense miséricorde de Dieu, qui a compassion des pécheurs.

David savait qu’il pouvait recevoir le pardon de ses péchés grâce à l’abondante miséricorde de Dieu.

Et la manière dont ce pardon serait accompli a été révélée encore plus clairement en Jésus-Christ.

L’épître aux Hébreux déclare :

« Ainsi donc, frères, puisque nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire » (Hébreux 10:19).

Dieu a ouvert le chemin qui nous permet de nous approcher de lui en purifiant par le sang précieux de Jésus non seulement les péchés de David, mais aussi tous les nôtres.

Ainsi, entre les paroles « Le méchant n’a pas sa demeure auprès de toi » et « Mais moi, par ta grande miséricorde, je vais à ta maison », se trouve une merveilleuse vérité de l’Évangile.

Le pécheur ne peut se tenir devant le Dieu saint par sa propre justice, mais il peut s’approcher de lui par sa grâce.

Cependant, David ne s’arrêta pas au fait de s’approcher de Dieu grâce à sa miséricorde.

Il poursuivit sa prière :

« Éternel ! conduis-moi dans ta justice, à cause de mes ennemis ; aplanis ta voie sous mes pas. »

David ne se fiait ni à son propre jugement ni à son propre chemin, mais recherchait la juste direction de Dieu.

Car il savait qu’il était lui-même un être faible, capable de se laisser entraîner vers le mal et le mensonge.

Ainsi, sans la direction de Dieu, n’importe quel homme peut suivre ses propres pensées et ses désirs et s’engager sur un mauvais chemin.

Demander à Dieu de nous conduire est donc une prière naturelle pour celui qui connaît sa propre faiblesse.

Rejette-les

Dans Romains 3, l’apôtre Paul cite ce passage lorsqu’il déclare que tous, Juifs comme Grecs, sont sous l’empire du péché.

« Leur gosier est un sépulcre ouvert ; ils se servent de leurs langues pour tromper » (Romains 3:13).

Nous pouvons donc comprendre que cette parole ne concerne pas uniquement ceux qui commettent le mal, mais qu’elle s’applique à tous les hommes.

Les péchés manifestés chez les ennemis de David révèlent la nature pécheresse présente en chaque être humain, même si elle se manifeste à des degrés différents.

Pourtant, David prie ainsi :

« Frappe-les comme des coupables, ô Dieu ! Que leurs desseins amènent leur chute ! Précipite-les à cause de leurs péchés sans nombre ! »

S’il prie de cette manière, c’est parce qu’ils « se révoltent contre toi ».

Ici, se révolter signifie principalement « s’opposer à l’autorité de Dieu et rejeter son règne ».

Nous pouvons donc comprendre qu’au centre du cœur de tout homme se trouve une rébellion contre Dieu.

C’est pourquoi tous les hommes méritent, par nature, d’être condamnés et chassés de la présence de Dieu.

Mais tous ceux qui se réfugient en toi

Tous les hommes sont sous le péché, et leur cœur porte en lui une nature pécheresse qui les pousse à se rebeller contre Dieu.

Alors, où se trouve le chemin de la vie pour le pécheur qui mérite la perdition ?

Ce chemin ne consiste pas à prouver sa propre justice, mais à chercher refuge auprès de Dieu.

Dans la Bible, se réfugier auprès de Dieu ne signifie pas simplement se cacher pour échapper à un danger.

Cela signifie reconnaître qu’il n’existe en soi-même aucun moyen de salut, faire de Dieu son refuge et se confier en sa miséricorde et en sa protection.

La Bible déclare :

« L’Éternel est miséricordieux et compatissant, lent à la colère et riche en bonté » (Psaume 103:8).

Pour l’homme pécheur, cette parole est comme une pluie bienfaisante après une longue sécheresse.

Jésus a également déclaré :

« Je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi » (Jean 6:37).

Pour nous qui, à cause de nos péchés, ne pouvions échapper à la colère de Dieu, Jésus était le chemin par lequel nous pouvions recevoir la vie.

C’est pourquoi Jésus a dit :

« Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi » (Jean 14:6).

Si tous ceux qui se réfugient auprès du Seigneur peuvent se réjouir, c’est parce que celui qui vient chercher refuge auprès de lui ne sera jamais chassé.

De plus, ils poussent éternellement des cris de joie grâce à sa protection, aiment son nom et trouvent leur bonheur en lui.

C’est parce que le Seigneur « bénit le juste » et « l’entoure de sa grâce comme d’un bouclier ».

Le chemin pour se tenir devant le Dieu saint

Le Psaume 5 nous montre comment un pécheur peut se tenir devant le Dieu saint.

Le mal ne peut demeurer auprès de Dieu, et le pécheur qui s’est révolté contre lui mérite, par nature, d’être chassé de sa présence.

Cependant, pour celui qui reconnaît son péché, se confie dans l’abondante miséricorde de Dieu et cherche refuge auprès de lui, un chemin vers la vie est ouvert.

Dieu ne chasse pas une telle personne. Au contraire, il l’entoure de sa grâce comme d’un bouclier.

Celui qui est devenu pour nous ce refuge, c’est Jésus-Christ.